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Détour…Des Tours…

par martin le 16/06/2008 | 23 h 32 min | Article lu 100 fois

Un petit détour en arrière, un regard amusé sur ce que je ne vivrai pas cette année. Trois ans passés à vivre le mois de juillet parmi la plus belle course du monde, le Tour de France.

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Partie 59 : Epilogue

par martin le 31/03/2008 | 14 h 00 min | Article lu 11 fois


Quelle belle aventure encore cette année ! Difficile de tourner la page sur une expérience aussi forte. Les mots ne peuvent qu’effleurer l’ampleur des émotions multiples vécues pendant ces jours ensemble.

On se dit chaque année que ce ne pourra être, ne serait-ce, qu’aussi fort que l’année précédente. Et pourtant, cette année encore, ce fut exceptionnel. Dur d’établir une hiérarchie, ce n’est jamais la même chose, trop de paramètres entrent en jeu mais ce fut délicieux, cette année encore.
Il y a eu des délires évidemment, ces moments propres à un groupe et totalement incompréhensibles par d’autres, propres également à cette colonie de vacances géante qu’est le Tour. Les soirs à se remémorer voire réciter les répliques des films cultes ayant fait notre jeunesse ou notre bonheur, les moments de détente le soir, lors des sorties ou pendant les journées de repos, les photos que nous n’aurions jamais imaginé prendre sans être dans l’ambiance du Tour mais qui sur le Tour prennent une dimension humoristique ou émotionnelle toute particulière.

Il y aura eu les portions de vie et les confessions de chacune et chacun d’entre vous, tant de vécus passionnants et passionnés racontés et échangés, de doutes soumis. Combien de fois aurons-nous refait le monde ensemble de l’hôtel au départ ou de l’arrivée à l’hôtel ?
Quelques pleurs ou chagrins essuyés, nerfs soulagés. Des moments de rêve et de communion longtemps imaginés et maintenant vécus.
Chacun en apportant son vécu, sa maturité, sa vision de la vie aura fait de ce Tour une pleine réussite, un tout.

Au moment de clore ce récit et de refermer l’album des mes images intérieures du Tour, je retiendrai toutes ces choses, ces moments passés avec chacune et chacun d’entre vous. Les discussions philosophiques à 7h du matin en voiture qui presque toujours vous endormaient. Ces moments de grâce à se balader le soir ou à rester à contempler les étoiles, ces moments forts en émotion pendant ou après les étapes, les quelques mots d’encouragement ou de réconfort quand cela était nécessaire.
Je retiendrai les départs avec les tapes sur l’épaule échangées, les regards de mise en confiance distillés, les accolades partagées, les bisous donnés.
Je retiendrai ces sourires et à ces éclats de rire qui en disaient long sur le bonheur que nous avions tous à être là.

Je retiendrai ces regards échangés dans le rétro avec les filles. Regards séducteurs parfois, regards dubitatifs lorsqu’il fallait expliquer quelque chose, comme un drapeau foutant le camp, sans pouvoir se parler et que cela devenait incompréhensible, regards protecteurs quand la route s’élevait ou quand la foule s’excitait, regards de soutien quand les éléments se déchainaient.

Je retiendrai que désormais, dans le rétro, je ne verrai plus de véhicule RMC, plus de silhouette tout sourire au volant, plus de sourires merveilleux à l’arrière.
Je retiendrai enfin une phrase des nombreuses chansons écoutées et fredonnées ensemble, une phrase que je pourrais dire à chacune et à chacun d’entre vous, une phrase comme pour dire merci d’avoir vécu avec vous ces trois semaines merveilleuses : « Je voudrais te revoir… »

Merci à toute l’équipe avec qui j’ai passé trois semaines superbes. Dans l’ordre des photos : Alex, Nico, PAF, Estelle, Aurélie, Charlotte, Pauline.

Merci à toutes les personnes qui auront pris le temps de me lire, qui auront apprécié et me l’auront dit. Merci plus particulièrement à celles et ceux qui m’auront encouragé à continuer, soutenu dans l’écriture de ce récit.

Au niveau de la genèse du Tour pour moi, je voudrais remercier particulièrement Philippe Crépel qui m’a permis de mettre un pied chez Maracoudja il y a 3 ans. Merci donc à Maracoudja de m’avoir fait confiance et d’avoir continué à le faire pendant 3 ans. Merci à Nico, Ben et Gwen ainsi qu’à Jérémie et Olivia de Maracoudja.

J’adresse également un merci tout particulier à Julie (Merci de m’avoir boosté avec ta façon de parler du Sud si motivante même à l’écrit), à Thomas (tu vois, j’ai fini avant le Tour 2008.. ;) ), à Nico (Quelle mémoire Jacouille, merci pour les rectifications), Pauline (Merci pour tes encouragements sur Facebook), Diablo (compagnon de transfert, membre honoraire de l’équipe RMC ;) ), Julien, Arnaud, Damien, Mathilde, Manon et toutes celles et tous ceux qui auraient commenté et que j’aurais oubliés ou qui l’auraient fait de vive voix sans que je le note….

Merci à tous et j’espère à l’année prochaine,
Mc Fly, Patrick….Martin

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Partie 58 : La boucle est bouclée

par martin le 30/03/2008 | 14 h 00 min | Article lu 11 fois

Au moment du signal d’évacuation du parking caravane de l’arrivée, tout le monde part, tout de suite. Il s’agit de ne pas rater le départ. Pour les caravanes Maracoudja, la plupart d’entre nous devait ramener les véhicules à Jossigny au dépôt de la société pour ensuite les désticker, les remettre à nu pour les rendre aux loueurs.

Nous avons suivi un chef caravane à travers Paris. Il avait un GPS. Ce n’était pas évident. Nous étions plus de 10 véhicules à nous faufiler dans la circulation parisienne en essayant de ne pas nous perdre. Heureusement, les véhicules étaient puissants et nous pouvions serrer entre nous pour ne pas nous perdre de vue et être distancés par des arrêts aux feux trop nombreux. La circulation dans Paris fut périlleuse. Sortir de trois semaines de conduite assistée, encadrée ou en convoi le soir sur des routes relativement peu chargées et conduire dans Paris est assez impressionnant. On sent tout de suite la différence quoique les automobilistes parisiens semblent comprendre qu’il faut qu’on roule ensemble et ne nous sèment pas d’embuches.

Tout se passa pour le mieux. On n’eut pas trop de mal à rejoindre l’autoroute et la sortie pour Marne-la-Vallée. Jossigny arriva rapidement et une fois arrivés à l’entrepôt on rangea les véhicules selon les directives d’un des membres de la société arrivé avant nous. Dans les esprits se superposaient les images d’il y a plus de trois semaines quand au même endroit on avait pris les clés des véhicules pour la première fois.

La mission était accomplie. Le Tour était fini et le véhicule était en bon état. Pas d’accident, de problème mécanique. Après s’être tous rangés devant ou dans l’entrepôt, on se mit à vider les véhicules. Personnellement, je l’avais déjà fait un peu la veille pour transvaser des objets dans ma valise. Il ne restait que le nécessaire. Les glacières, les bouteilles d’eau à jeter. Cela était la partie facile car il a ensuite fallu retirer le stick des véhicules.

Outre le côté mélancolique de la chose car on enlève le beau costume du véhicule pour le renvoyer vers une vie moins amusante de voiture commune, il est très dur d’enlever le stick d’un véhicule ! C’est collé vraiment très fort à la carrosserie et il faut user de tout son poids et de toutes ses forces pour tirer le plastique collant qui brûle le bout des doigts. Avec les structures, il était en plus impossible d’enlever certaines parties. Un grand tas de stick a été composé dans l’entrepôt. Comme beaucoup j’ai récupéré les autocollants d’accréditation caravane de mon véhicule. Depuis ils sont accrochés à un mur de ma chambre. On y voit la trace de l’essuie-glace, le logo du Tour 2007 et mon numéro d’accréditation, le 3407. Un beau souvenir.

Le soir, une soirée était prévue au sein de la société en plus de la soirée ASO de fin de Tour. Me concernant, je devais rentrer le soir même comme trois autres caravaniers de Lille ce qui tombait bien. Nous avons pris la décision après avoir eu l’aval de la société de repartir rapidement vers la gare RER la plus proche, celle de Bussy Saint Georges. Les au revoir furent émouvants. Après tout ce qu’on vit pendant trois semaines ensemble, il est très dur de se dire que pour certains on ne se reverra peut-être pas ou alors pas avant l’année suivante ou même plus tard peut-être.
D’une part, nous partions ce qui n’était pas évident. Nous laissions les autres caravaniers.
D’autre part, ceux-ci ne s’attendaient pas à ce qu’on parte aussi tôt. A bord d’un Espace Festina nous sommes repartis avec tous nos sacs, trois en moyenne par personne.

Après le RER et le métro, j’ai embarqué dans le TGV vers Lille. Le Tour était fini. Je passais ma dernière heure de caravanier, étant encore habillé en tenue officielle dans le train, à côté d’une des hôtesses m’ayant accompagné dans l’équipe pendant les trois semaines. Derniers moments de Tour, derniers moments de magie puis à Lille, nous nous sommes tous les quatre séparés et avons repris nos vies comme nous les avions laissées avant de partir.

Il se dit au sein de la caravane que tout ce qui se passe sur le Tour reste sur le Tour. Bien souvent, on laisse aussi de côté sa vie habituelle pendant le Tour, c’est ce qui est parfois dur pour certaines personnes. La page de ce Tour venait de se refermer. J’allais récupérer ma vie telle que je l’avais laissée en partant après cet aparté exquis.

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Partie 57 : Derniers sentiments

par martin le 29/03/2008 | 15 h 00 min | Article lu 4 fois

La dernière étape du Tour a toujours été un moment fort en émotions sur mes Tours de France. Celle-ci n’aura pas été trop différente des autres en terme d’émotions. De mémoire, je peux facilement résumer et en synthétiser certaines.

Tout d’abord, la nostalgie.
On sait et on sent que c’est la fin, que passée la ligne d’arrivée et garés entre le petit et grand palais, tout s’arrête. La course bien sûr, notre vie de caravanier, les soirées, tout ce qui fait le charme du Tour au sein de la caravane. La proximité avec les collègues avec qui se sont souvent créés des liens très forts. Ensuite, le fait que dans Paris, l’ambiance est quasi-nulle en comparaison des ambiances folles et passionnées vécues sur le bord des routes pendant trois semaines. Le public est moins populaire et passionné que dans le reste de la France où bien souvent, les vacanciers regardent passer le Tour. Question de population, question de proximité du public aussi, ce qui est dommage.
La nostalgie des bons moments passés.

Puis, le manque de fun.
En effet, sur Paris et aux alentours de la ville, le fun qu’on pouvait avoir sur les autres étapes disparaît. Tout est ici sécurisé, on ne peut plus distribuer d’échantillons, tout est organisé outre mesure. L’organisation de la course n’est plus toute puissante, les forces de l’ordre traditionnelles prenant le relais, établissant des cordons de sécurité autour des zones réservées aux coureurs, à la presse, aux tribunes même. Il est quasiment impossible de se frayer un chemin dans l’une ou l’autre de ces zones réservées où pendant le Tour on pouvait se glisser facilement.

Aussi, l’éblouissement de la ville.
L’entrée dans le cœur de Paris par la rue de Rivoli puis sur la place de la Concorde est grandiose. Toute cette largeur de chaussée pour nous. Conduire au pas au milieu de ces monuments magnifiques. Remonter la plus belle avenue du monde avec au fond l’arc de triomphe, sans personne d’autre que d’autres véhicules de la caravane devant et derrière soi. L’émotion est vraiment à son comble à ce moment-là. On est vraiment subjugués par la beauté de la ville, par l’émotion collective se dégageant autour de nous. Le concert de klaxons dans les tunnels de fin d’étape, les signes et les visages remplis d’émotions des chauffeurs poids lourds et des ravitailleurs ayant le droit de faire la dernière étape ou de raccrocher les caravanes pour remonter les Champs. Inoubliable !

Egalement les remerciements du client et de l’agence.
Grand moment quand le client vient vous serrer la main une dernière fois et vous féliciter pour ces trois semaines en vous disant qu’il est fier de vous et de l’image que vous avez donné de sa société. Grand moment aussi quand les responsables de l’agence, devenus des bons copains ou des amis viennent également vous remercier dans une poignée de main ou une accolade qui transpire d’émotion tant la pression et le stress accumulés sur leurs épaules pendant les semaines précédant le Tour était forte. On se dit que finalement, ce qu’on a fait presque naturellement pendant 3 semaines est top, qu’on ne s’est pas levé tôt le matin et coucher tard le soir pendant le Tour juste pour s’amuser et voir du pays, le client, notre raison d’être en tout premier lieu est satisfait et cela, mine de rien, avec le recul donné par la claque de l’arrivée à paris et la fin de l’aventure, ça fait chaud au cœur.

Enfin, la tristesse.
Après tous ces moments intenses de joie, de bonheur, de jolis paysages et de rencontres inédites, on se rend compte que c’est fini et qu’on va reprendre sa vie certes pas si mal que ça mais vraiment moins excitante que ce qu’on vient de vivre. Quitter les personnes charmantes et très sympathiques avec qui on a vécu 14, 16 ou 18h/jour pour peut-être ne plus jamais les revoir avant très longtemps. A ce moment-là, cela semble impossible et pourtant…c’est bien ce qui se passe.

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Partie 56 : Dernier départ, dernière étape

par martin le 28/03/2008 | 15 h 00 min | Article lu 3 fois

Le dernier matin, le départ de l’hôtel n’était pas trop matinal, l’étape partant assez tard. Cependant, il fallait qu’on aille laver les véhicules et qu’on rejoigne Marcoussis de Vélizy par des routes qui ne transparaissaient pas la fluidité.

Pour ce qui est de mon véhicule, le lavage a fait pire que mieux. Je l’ai plus sali que nettoyé, le jet d’eau étant solidaire d’une brosse dégoutante. N’ayant pas réussi à la retirer, j’ai tout simplement Sali le véhicule plus qu’il ne l’était en arrivant.
‘Heureusement’ pour le stick couvert de traces mais malheureusement pour le Tour, il se mit rapidement à pleuviner pendant le trajet pour rejoindre le départ. Le seul problème est que la pluie ne cessa pas et s’intensifia même si bien que sur le parking caravane, cela devint vraiment difficile de faire le tour habituel des véhicules pour saluer une dernière fois les caravaniers, prendre les numéros.

La route pour arriver à Marcoussis était une route de campagne si bien qu’à l’approche du parking caravane on se retrouva tous bloqués. Toutes les caravanes cheminaient par le même itinéraire, celui du road-book ASO et il y avait visiblement quelques soucis car la route en double sens n’était pas prévue pour juguler une telle quantité de véhicules avec d’autres véhicules de locaux se déplaçant comme un dimanche matin normal dans le sens inverse. Heureusement, des gendarmes étaient présents et aidaient pour la circulation. On arriva donc tant bien que mal dans les temps et sous un ciel très menaçant sur le dernier parking caravane du Tour.

Un parking caravane superbe par temps sec…car là avec la pluie, c’était la boue qui nous attendait.
Une grande étendue d’herbe en bordure d’un bois derrière le château des célestins. Très beau mais dans les faits, très vite boueux avec la pluie importante qu’il tombait en ce dernier matin.

Le parapluie Champion fut salvateur. Jamais je n’avais pensé à aller en chercher un jusqu’à ce dernier jour où malheureusement il a servi. La pluie n’a pas empêché certaines équipes comme l’équipe Skoda de faire leur chorégraphie habituelle. C’était simplement un peu dommage. Ce n’est jamais comme ça qu’on imagine la dernière étape.

Malgré cela, j’ai quand même bravé la pluie pour aller saluer les amis de la caravane une dernière fois, me suis abrité dans l’un ou l’autre véhicule. Un peu comme tout le monde je pense car il n’y avait plus grand monde à l’extérieur. On prit quelques photos. Celles qu’on repousse toujours car elles ont ce goût de fin de Tour, les photos de groupe, les photos avec les hôtesses, les autres chauffeurs…

Puis vint le moment du départ de la dernière étape. La der’ des der’, celle qu’on n’imagine jamais pendant le Tour tant elle paraît lointaine au début puis qu’on sent arriver quand le rythme s’accélère et qu’on ne voit plus trop passer les journées dès la montagne entamée, cette dernière étape était lancée.


Rapidement, il devint clair que les hôtesses n’allaient pas tenir longtemps à l’extérieur tant la météo était difficile. Pluie, vent, froid. Tous les éléments étaient réunis. Presque jusqu’à l’entrée dans Paris, les éléments se déchainèrent. On fit rentrer les hôtesses dans les véhicules le temps que le temps se calme. Après plusieurs kilomètres à l’intérieur, décision fut prise de s’arrêter brièvement pour les faire remonter à l’arrière des véhicules. Le reste de l’étape se déroula au sec mais sous un ciel toujours aussi menaçant.

L’arrivée dans Paris vint vite. Par Issy-les-Moulineaux, en passant devant le siège de ASO, de l’Equipe, puis devant TF1. Enfin, les quais de Seine puis pour finir sur le Parcours, l’avenue de Rivoli et enfin la place de la Concorde et les Champs Elysées. Toutes ces routes magnifiques et mythiques libres. Sans personne d’autre que nous dessus.

Voir les Champs Elysées remontant avec uniquement les caravanes et nous au milieu de tous ces véhicules est une sensation merveilleuse qui ne s’oublie pas. C’est très émouvant. C’est beau. On sent la chance qu’on a à être là, à avoir vécu les trois semaines. On sent qu’on fait quelque chose d’unique et d’exclusif.

Puis le ‘rêve’ parisien prend fin. On vient se ranger entre le petit palais et le grand palais en attendant le signal d’évacuation. Là, c’est l’habituel rangement de fin d’étape sauf que certains partent directement, rejoignant leur famille, leur copain ou leur copine. Pour d’autres, c’est le temps des larmes, des dernières photos avec cette fois-ci la foule entre les véhicules, difficilement encadrée par des forces de l’ordre submergées.

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Partie 55 : Le transfert et après…

par martin le 27/03/2008 | 15 h 00 min | Article lu 7 fois

Le transfert fut, sans surprise et comme souvent pour ce genre de trajets, long. Mais, ce qui est bien, c’est que comme l’ambiance dans l’équipe était bonne, la discussion allait être facile et agréable pendant le voyage. Ce qui est moins bien, c’est que les hôtesses ont dormi une grande partie du voyage. J’avais dans mon véhicule une des responsables de la caravane Ancel. Heureusement pour moi, elle s’est réveillée et a parlé sur la fin du trajet.

Trajet qui fut relativement rectiligne et ‘easy driving’ jusqu’à l’arrivée en région parisienne. Nous étions comme les années précédentes avec Maracoudja logés à l’Etap Hôtel de Vélizy. Visiblement, le GPS avait quelques difficultés avec cette zone, il est vrai peu évidente à cerner et encore moins quand on est une machine voyant tout de dessus. Le système de guidage nous a menés en plein milieu d’un lotissement, au même endroit que l’année dernière. Je plains les riverains si tous les GPS indiquent l’hôtel entre les maisons ! C’est à ce moment-là que j’ai pris la tête du convoi et ai navigué aux souvenirs, ce qui nous a bien réussi puisque nous avons rallié l’hôtel rapidement.

Là-bas, le chargement s’est fait en effectif réduit. 3 ou 4 pas plus d’après mes souvenirs. Nous avions convenu d’une heure mais avec la fatigue et la fin du Tour approchant, cela n’avait pas du bien passé. Ce n’était pas trop gênant car on finissait les stocks et qu’il y avait moins à distribuer sur l’étape de Paris mais sur le principe, c’était un peu dommage de perdre la cohésion du groupe si près du but.

Le chargement fait, on décida, sur mes souvenirs, d’aller laver les véhicules le lendemain matin en partant vers Marcoussis, un car-wash se trouvant juste au bout de la rue en sortant de l’hôtel vers le périphérique.


Les véhicules garés, un premier apéritif s’improvisa à l’arrière d’un véhicule d’une des caravanes. Cet apéritif fut vraiment agréable car de nombreux anciens caravaniers habitant Paris étaient venus dire bonjour et boire un coup. L’un des caravaniers avait ramené de sa région un bon vin, un rosé. Il a fait un peu mal mais fut délicieux. Il y avait de tout et personnellement, même si je n’ai pas bu beaucoup, j’ai vite eu chaud, ce qui m’amena dans la douche avant d’aller inaugurer la pizzeria du soir. Là aussi, il s’agissait de la même que celle des années précédentes et le souvenir de la bonne pizza m’était resté en tête. Nous n’étions que très peu à manger si tôt car un deuxième très grand apéritif se déroulait au même moment sur le parking de l’hôtel. Il avait repris sur les cendres fumantes de celui auquel j’avais participé, et à entendre l’ambiance quand une des hôtesses m’a appelé pour savoir où on se trouvait, cela devait être énorme.

En quittant la pizzeria, nous avons croisé le reste de la caravane. Nous avons eu droit à un repas intime et calme, il e préparait pour eux, à voir l’état de certaines et de certains un repas fort en émotions !
En revenant à l’hôtel, nous avons retrouvé les cadavres de l’apéritif. C’était moyen. Heureusement, tout a été nettoyé au retour de la pizzeria car rien n’était plus visible le lendemain.

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Partie 54 : Dernier contre la montre

par martin le 25/03/2008 | 15 h 00 min | Article lu 6 fois

Cette avant dernière étape avait déjà des allures mélancoliques. Le ciel était gris et pluvieux, un peu brumeux. La veille, nous avions passé un super moment chez RMC et le soleil avait brillé toute la journée. Nous étions revenus creuvés à l’hôtel mais la tête pleine d’images de petits villages traversés pour le rallier, les yeux éblouis par le soleil couchant.
Pour nous rendre sur le parking caravane de cette avant dernière étape, le temps était brumeux et menaçant.

Une fois garés, vint le temps des échanges de T-shirts avec les autres caravaniers, la récupération d’objets publicitaires pour ramener à la famille. Un passage chez Haribo, un passage chez Ancel, puis dans d’autres caravanes. C’était toujours dans les derniers jours qu’il fallait récupérer les souvenirs. Tout d’abord car cela évitait de s’encombrer et d’alourdir son sac avec trop d’objets pendant le Tour. Mais aussi car c’était pendant les derniers jours que les caravanes prévoyaient souvent plus de stock justement pour parer aux demandes nombreuses des caravaniers.

Comme c’était pour moi la troisième année, je n’ai pas forcé sur les souvenirs. J’avais récupéré des bidons la veille, j’étais super content. C’était avec les T-shirts publicitaires les souvenirs qui m’importaient. Le reste n’était que du bonus et des cadeaux pour la famille et les amis. C’est toujours marrant de ramener un tour de cou gendarmerie, ministère de l’intérieur ou même Festina à ses amis.

Il se mit à pleuvoir sur le parking un peu avant le départ de l’étape. Quel dommage, cela gâchait l’avant dernière étape. En plus, le nettoyage des véhicules n’allait avoir servi à rien. Il est toujours frustrant de nettoyer le véhicule, de frotter, de le faire briller et de voir quelques minutes avant le départ que la pluie vient ruiner tout le travail effectué quelques minutes avant. Mais c’est ainsi.

En partant, les ravitailleurs d’une équipe de la caravane étaient venus nous saluer. Cela faisait bizarre de les voir, cela sentait clairement la fin. Après être passés à côté de ces caravaniers, nous sommes partis pour l’étape. Elle passa vraiment rapidement. Déjà c’était un contre la montre donc courte étape mais en plus, c’était l’avant dernière et donc il y avait ce côté mélancolique en plus.
Au niveau de l’étape en elle-même, malgré le mauvais temps, elle fut très sympathique puisque qu’elle nous a permis de voir rouler certains coureurs. Avant le départ officiel des premiers, les coureurs peuvent en effet aller repérer le parcours.

C’est ainsi que nous avons suivi pendant longtemps Aberto Contador et Levi Leipheimer de l’équipe Discovery Channel. D’autres coureurs nous ont aussi doublés. C’est toujours instructif surtout lorsqu’on aime le vélo de regarder rouler les professionnels même si dans le cas d’un contre la montre c’est un stress supplémentaire car comme nous roulons avec les véhicules en alterné sur la route, se faire doubler par un vélo qui accélère puis ralentit devient vite périlleux.

Sur le bord des routes, encore beaucoup de panneaux au nom de RMC. Cela faisait plaisir. Ils étaient de plus en plus nombreux à mesure que nous nous rapprochions de Paris.

Arrivés à Angoulème comme la veille, nous avons passé l’arrivée et nous sommes arrêtés quelques instants pour préparer le transfert, soulager des besoins naturels, nous poser un peu avant de partir pour rejoindre Vélizy et notre dernier hôtel du Tour 2007.

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Partie 53 : La visite chez RMC

par martin le 24/03/2008 | 15 h 00 min | Article lu 261 fois

Nous devions y aller depuis longtemps. Certains y étaient déjà allés à Loudenvielle, d’autres comme moi avaient fait l’impasse. C’était l’occasion ou jamais ce soir-là car nous avions la remise du prix caravane, l’étape du lendemain était un contre la montre donc l’étape était plus courte.

Après être allés grignoter massivement à la remise du prix caravane et constater que cette année encore RMC n’allait pas être célébrée à sa juste valeur, nous nous sommes rendus dans la zone technique qui commençait à être démontée et où nous avons rejoint l’équipe technique et journalistique de la radio. Etaient là en notamment Yann Lavoix, Eddy Pizzardini, Jean-Louis Filck. Mais comme visiblement régulièrement le soir après les directs et les émissions et avant le grand rangement, l’apéro rassemblait beaucoup de journalistes des radios concurrentes et adjacentes dans la zone technique comme RTL, Europe 1 ou France Infos. Etait présent Jean-François Rhein notamment. Moi qui avais souvent entendu sa voix lors des directs de Paris Roubaix sur le bord de la route étant enfant, cela faisait bizarre de le ‘voir en vrai’ et d’associer une image à sa voix.

L’année précédente, pour ma première année sur le Tour, cela avait été pareil lors de ma première rencontre avec l’équipe de commentateurs de RMC. Il m’arrivait de les entendre à la radio et avait été amusé de pouvoir poser des visages sur les voix.

Le rendez-vous avait été donné devant la Filck mobile comme les journalistes l’avaient renommé, un véhicule son, studio de direct et de transmission direct que RMC utilisait sur ses directs, sous une tonnelle.

Pour l’apéro, chacun avait ramené quelque chose mais on peut dire que les gens de RMC savent recevoir. Pains, pâté, rillettes, fromages, pâtisseries, bouteilles de Pineau. C’était Byzance !
Je me souviens notamment particulièrement d’un fromage au lait cru qu’un journaliste d’Europe 1 avait sorti d’un papier journal. Il y avait une demi-boule. Ce dernier s’était arrêté pour l’acheter dans la descente d’un col pendant une étape de montagne des Pyrénées. Il avait passé plusieurs jours dans le coffre de sa voiture…Il était humide, à température optimale, bien fait et particulièrement bon. Loin de ce qu’on peut trouver dans les hypermarchés ! Je garde un souvenir fort de ce fromage servi avec un Laguiole sur de la baguette campagnarde.

Un bon souvenir également de la rencontre avec Jeannot, un supporter des journalistes dont je n’ai pas saisi toute l’histoire mais il m’a semblé qu’il suivait le Tour en Stop…et s’incrustait dans la zone technique plus ou moins tous les jours. Je demande confirmation. En tous cas, ce monsieur était un personnage haut en couleur, la photo en témoigne à elle seule.

Après une heure environ, le temps de parler avec plus ou moins tout le monde et de débriefer la course, nous sommes repartis. Nous avions de la route à faire. Le soleil se couchait, il n’y avait plus personne. Nous avons retrouvé nos véhicules garés à l’arrache sur un terre-plein prêts à repartir vers notre Première Classe du Soir. La route fut assez longue et nous arrivâmes même tard à tel point qu’il était difficile d’envisager aller manger ce que nous n’avons pas fait pour la plupart. Nous avons chargé rapidement les véhicules, récupéré les bagages et sommes montés rapidement dans les chambres.

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Partie 52 : Remise du prix caravane

par martin le 23/03/2008 | 15 h 00 min | Article lu 17 fois

Grande soirée que celle du prix caravane. Elle est toujours attendue par toute la caravane pour avoir le classement, vu d’ASO et du jury, du prix caravane. On sait toujours à l’avance à peu près qui sera dans les premiers. Du moins, il y a toujours de gros pronostiques et des valeurs sûres. Quand un sponsor fait une grande, jolie caravane très inventive pour une année unique, on se doute toujours qu’il va avoir quelque chose. Pour d’autres caravanes, on sait souvent qu’elles n’auront rien. Ce qui était le cas de notre caravane. Certes nos véhicules étaient jolis, bien décorés, nous étions souriants mais nous n’avions que 4 véhicules. Certes nous étions peut-être les plus acclamés, la caravane pour laquelle il y avait le plus de panneaux sur le bord de la route mais nous n’avions pas encore le dispositif suffisant pour taper dans l’œil du jury. Nous nous en accommodions en fait.

Avant de rentrer dans la salle où allait se dérouler la remise des prix, nous avons tous attendu dans le hall. Au bout de ce hall se tenait un bar avec quelques réfrigérateurs remplis de boissons. Il était évident que ce n’était pas un libre service…Cependant, en quelques minutes tout fut vidé…chacun prenant en disant aux autres : « tout le monde le fait, dépêche toi il n’y en a presque plus »
J’ai toujours trouvé ce genre de raisonnements douteux. C’est avec ce genre de façons de penser qu’on peut rapidement arriver à des scénarios rappelant les plus tristes passages de l’histoire. Bref, je n’ai pas profité de cet oasis et ai attendu d’être dans la salle pour boire. Quoique…car je savais que comme chaque année, ce serait au premier à aller se servir. Le matin, la journée, le soir, sur la route, entre caravaniers, c’était très chaleureux, jovial, tout le monde se saluant, se laissant passer, mais dès qu’il s’agissait de nourriture offerte, on retrouvait le français moyen dans le caravanier. Dommage mais inévitable probablement.

Au niveau du palmarès, nous savions avant même de rentrer dans la salle de la remise des prix que nous n’aurions rien mais cela importait peu car nous avions fait notre propre classement. En effet, nous entretenions de très bons rapports amicaux avec nos caravanes voisines, soit Narbonne Accessoires et le Française des jeux. Nous avions décidé que dans le classement de la bonne humeur, de la combativité et du fair-play (nous étions amenés régulièrement à nous doubler lors de remontées caravanes ou dans les cols lorsque les camping-cars avaient du mal) nous étions tous vainqueurs malgré nos petites tailles de caravanes relativement aux grosses caravanes.

Le verdict n’importait plus vraiment et ce n’est pas grave car la réception prévue par ASO était, comme toutes les réceptions organisées par ASO, grandiose ! Petits fours, toasts, boissons à profusion.
Bon, comme toujours, c’était un peu la cohue. Il y avait toujours le rush des affamés se ruant sur les victuailles comme des morts de faim dès le départ. Seulement, par expérience, je savais que cette première salve n’allait pas venir à bout du buffet. Une fois ces personnes goinfrées, je suis allé me servir. Il y avait de tout. Je garde un bon souvenir des toasts au saumon fumé avec de petits dés de poivrons. C’était vraiment très bon. Pour la boisson, je me suis contenté de jus d’orange. Avec la chaleur de la journée, il fallait clairement se réhydrater et ne pas partir dans des alcools douteux donnant encore plus soif.

Concernant les équipes récompensées, il y eut Aquarel, Sea France et Eco-Emballages. Je ne jugerai pas ce classement.

La cérémonie terminée, nous nous sommes dirigés vers la zone technique.

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Partie 51 : La dernière vraie étape

par martin le 22/03/2008 | 23 h 11 min | Article lu 7 fois

La dernière véritable étape en ligne nous réserva encore bien des aventures. Une sorte de condensé de tout ce qu’on peut trouver sur le Tour. Une belle frayeur, des rencontres, des fans de la radio, des paysages magnifiques.

Cette étape se passa parfaitement bien jusqu’à plus du milieu de l’étape quand à la radio, l’un des chauffeurs annonça que l’hôtesse dans son véhicule venait d’être piquée par un insecte volant. Rien d’anormal jusque là, cela se passe régulièrement sur la caravane. Moi-même l’année dernière, j’avais eu droit à une piqure d’insecte qui avait pas mal fait gonfler mon bras et m’avait provoqué des douleurs lancinantes dans le bras pendant plusieurs jours. Tout ça pour dire que cela arrive et que cela doit être avec les coups de fatigue la raison numéro 1 des interventions de l’assistance médicale sur le Tour.

Sur ce coup-là, l’hôtesse avait l’air préoccupée et avait insisté sur la douleur ressentie, la taille imposante de l’insecte rayé jaune et noir et le fait que son bras s’était mis très rapidement à grossir. Cela jeta un froid. Le chef caravane s’arrêta pour constater et porter assistance à l’hôtesse après avoir appelé l’assistance médicale qui arriva rapidement.

Je pris de ce fait la tête de la demi-caravane, notre caravane étant alors amputée de 2 véhicules. Le temps sembla long avec ces véhicules arrêtés sur le bord de la route mais surtout avec l’incertitude sur l’état de santé de notre hôtesse et amie. Quelqu’un arriva à la joindre sur son portable et sut que la bête qui l’avait piquée était un frelon. J’avais déjà entendu à la télévision à quel point ce genre de bestiole pouvait être dangereux, j’ai vraiment eu peur pour elle sur le coup.
Au téléphone, elle avait l’air rassurante paraît-il, ce n’est pas moi qui l’ai eu mais on la sentait sonnée et un peu angoissée. Elle a tout de même tenu à finir l’étape dans la benne à distribuer les porte voix et les paquets de bonbons comme si de rien n’était. C’était une dure au mal, nous avions déjà eu l’occasion de nous en rendre compte pendant les trois semaines. Elle ne faisait que confirmer.
Une fois le convoi enfin réuni, il ne restait plus beaucoup de kilomètres et nous étions au pas comme à chaque fin d’étape.
Cette faible vitesse nous a permis de discuter avec des spectateurs fans de la radio. Plus nous avancions dans le Tour, plus nous avions l’impression d’avoir des fans. J’ai pu discuter avec des auditeurs fidèles de la radio et accuser réception des compliments qu’ils avaient à faire sur leur radio préférée. Très agréable de sentir son ‘’employeur’’ tant apprécié.

Plus loin, deux hommes nous ont offert un petit verre de rosé artisanal. Un bon vin de terroir. Il était délicieux. Il nous restait moins de 5km à couvrir et nous avions la remise des prix du prix caravane juste après ce qui me poussa à accepter la dégustation. Je savais que je ne pourrais être positif. Quelques autres personnes dans la caravane se sont vues offrir un échantillon de ce bon vin à déguster.
Les deux hommes offrant le vin donnaient l’impression d’avoir trop goûté à leur breuvage ou d’être restés trop longtemps au soleil. Je penche pour la première solution… En me donnant le gobelet, ils m’ont lancé quelques paroles assez confusément : « Elle est où Brigitte ?… » « Brigitte ! Tu lui diras bien boujour ! »
Cela m’a bien fait rire.
Après cet épisode mémorable, l’arrivée vint rapidement à nous. On se gara très proche de l’arrivée un peu ‘à l’arrache’ sur un terre plein, entourés de bus d’équipes et de véhicules de caravane. Nous avions prévu de rester plus tard pour aller rendre visite au personnel de RMC en zone technique. Il ne fallait pas qu’on bloque ou qu’on soit trop isolés pour se faire abîmer les véhicules. Nous avions décidé de nous rapprocher le plus possible de la zone d’arrivée.

Au moment de démâter, de ranger la benne, l’hôtesse qui avait été piquée se sentit mal et fit un semblant de malaise. Je me suis précipité vers l’arrivée pour que soit prévenue l’assistance médicale. Elle vint rapidement, le temps pour le ‘médecin’ de se servir à boire au bar Aquarel de la zone d’arrivée. Heureusement, j’avais croisé, en allant chercher de l’aide, un caravanier que je connais depuis mon premier Tour de France. Il fait des études de médecine. Cela tombait particulièrement bien. Il arriva en quelques secondes et rassura l’hôtesse.

Après cet épisode médical et une fois rassurés, étant à côté des bus des équipes, avec quelques caravaniers, je suis allé demander des bidons aux bus des coureurs. Les chauffeurs de bus, soigneurs, kinés ou autres présents dans les bus sont généralement des personnes très gentilles et attentives aux demandes des personnes passionnées.
En anglais, en simili d’espagnol ou d’allemand et en français, j’ai demandé et ai pu récupérer cinq ou six gourdes. J’étais assez fier. C’était une belle moisson.
Pratiquant le vélo, je trouve pratique et joli d’avoir des gourdes de toutes les couleurs et de toutes les marques pour transporter sa boisson pendant les sorties. Cela change des bidons blancs ou translucides vendus dans les supermarchés du sport.
Aussi, même sur une armoire, les bidons deviennent décoratifs et cela reste un souvenir empli de belles images.
Par exemple, j’ai pu récupérer un bidon de l’équipe Discovery Channel, celle du vainqueur du Tour, Alberto Contador et également ancienne équipe de l’américain Lance Armstrong. En roulant avec une gourde comme celle-là, on se sent pousser des ailes…

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