Partie 54 : Dernier contre la montre

Posté le 25/03/2008 à 15 h 00 min par dans Récit Caravane, Tour de France

Cette avant dernière étape avait déjà des allures mélancoliques. Le ciel était gris et pluvieux, un peu brumeux. La veille, nous avions passé un super moment chez RMC et le soleil avait brillé toute la journée. Nous étions revenus creuvés à l’hôtel mais la tête pleine d’images de petits villages traversés pour le rallier, les yeux éblouis par le soleil couchant.
Pour nous rendre sur le parking caravane de cette avant dernière étape, le temps était brumeux et menaçant.

Une fois garés, vint le temps des échanges de T-shirts avec les autres caravaniers, la récupération d’objets publicitaires pour ramener à la famille. Un passage chez Haribo, un passage chez Ancel, puis dans d’autres caravanes. C’était toujours dans les derniers jours qu’il fallait récupérer les souvenirs. Tout d’abord car cela évitait de s’encombrer et d’alourdir son sac avec trop d’objets pendant le Tour. Mais aussi car c’était pendant les derniers jours que les caravanes prévoyaient souvent plus de stock justement pour parer aux demandes nombreuses des caravaniers.

Comme c’était pour moi la troisième année, je n’ai pas forcé sur les souvenirs. J’avais récupéré des bidons la veille, j’étais super content. C’était avec les T-shirts publicitaires les souvenirs qui m’importaient. Le reste n’était que du bonus et des cadeaux pour la famille et les amis. C’est toujours marrant de ramener un tour de cou gendarmerie, ministère de l’intérieur ou même Festina à ses amis.

Il se mit à pleuvoir sur le parking un peu avant le départ de l’étape. Quel dommage, cela gâchait l’avant dernière étape. En plus, le nettoyage des véhicules n’allait avoir servi à rien. Il est toujours frustrant de nettoyer le véhicule, de frotter, de le faire briller et de voir quelques minutes avant le départ que la pluie vient ruiner tout le travail effectué quelques minutes avant. Mais c’est ainsi.

En partant, les ravitailleurs d’une équipe de la caravane étaient venus nous saluer. Cela faisait bizarre de les voir, cela sentait clairement la fin. Après être passés à côté de ces caravaniers, nous sommes partis pour l’étape. Elle passa vraiment rapidement. Déjà c’était un contre la montre donc courte étape mais en plus, c’était l’avant dernière et donc il y avait ce côté mélancolique en plus.
Au niveau de l’étape en elle-même, malgré le mauvais temps, elle fut très sympathique puisque qu’elle nous a permis de voir rouler certains coureurs. Avant le départ officiel des premiers, les coureurs peuvent en effet aller repérer le parcours.

C’est ainsi que nous avons suivi pendant longtemps Aberto Contador et Levi Leipheimer de l’équipe Discovery Channel. D’autres coureurs nous ont aussi doublés. C’est toujours instructif surtout lorsqu’on aime le vélo de regarder rouler les professionnels même si dans le cas d’un contre la montre c’est un stress supplémentaire car comme nous roulons avec les véhicules en alterné sur la route, se faire doubler par un vélo qui accélère puis ralentit devient vite périlleux.

Sur le bord des routes, encore beaucoup de panneaux au nom de RMC. Cela faisait plaisir. Ils étaient de plus en plus nombreux à mesure que nous nous rapprochions de Paris.

Arrivés à Angoulème comme la veille, nous avons passé l’arrivée et nous sommes arrêtés quelques instants pour préparer le transfert, soulager des besoins naturels, nous poser un peu avant de partir pour rejoindre Vélizy et notre dernier hôtel du Tour 2007.

A propos de

Tombé dans le vélo à l'adolescence, je n'ai cessé de rouler depuis en essayant de constamment suivre l'actualité du monde cycliste. Je vis le vélo comme une passion, un sport et un mode de vie, chaque coup de pédale après l'autre.

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