Tour de France 2017 : Les primes et gains de l’épreuve

Posté le 04/07/2016 à 10 h 34 min par dans Courses, Tour de France

Comme toutes les épreuves cyclistes ou sportives plus globalement, le Tour de France reverse aux coureurs, selon leurs performances et classements, des primes.

Faisons le point sur les reversements qui auront lieu à la fin de le course et sur les gains que les coureurs pourront empocher selon leurs exploits.  (Article repris des années précédentes et remis à jour le 4 juillet 2017)

Découvrez le classement des gains des équipes du Tour de France 2016 (mis à jour le 25 juillet 2016)

Froome maillot jaune

Le salaire modeste de certains coureurs rend importantes les primes de course

Il faut savoir que les primes de courses sont importantes pour les coureurs pour plusieurs raisons. Tout d’abord, celles-ci sont bien souvent partagées dans l’équipe. Un leader, remportant une course reverse à ses équipiers, acteurs de son succès, tout ou partie de ce qu’il gagne en divisant ses gains dans l’équipe. C’est normal et habituel, les stars du vélo gagnant à la base, beaucoup sans empocher les primes de courses grâce à leurs sponsors, à des opérations publicitaires, à des apparitions lors d’événements mais surtout grâce à des contrats très élevés pouvant se chiffrer en millions d’euros à l’année pour les meilleurs. Vincenzo Nibali par exemple gagne 4 millions d’euros nets par an d’après les déclarations de son manager Alexandre Vinokourov.

Ensuite, à l’inverse, les équipiers de ces stars, comme beaucoup de coureurs du peloton français, gagnent bien plus modérément leur vie. Certains coureurs ne gagnent en effet pas beaucoup plus que la plupart d’entre nous.

30 % du peloton ne gagne que 33 000€ / an

Un cycliste pro doit en effet gagner au minimum 33 000 euros pour courir au niveau pro. C’est un accord légal imposé par l’UCI. 30% du peloton environ gagne donc 2750 euros par mois. Peu quand on connaît les contraintes de ce métier et les salaires de certains autres sportifs (foot par exemple) ne jouant en plus pas forcément.

A côté de ces 30%, 3 à 4 coureurs environ dans chaque équipe gagnent environ 450 000 euros à l’année ou plus puis, comme vu au dessus, certains dépassent même ces sommes déjà très importantes. Les leaders de formations comme Froome, Nibali, Contador ou Quintana touchent plus de 200 000 € / mois de salaire sans compter les accords de sponsoring qu’ils peuvent avoir avec leurs partenaires.

Les primes et gains de course deviennent donc rapidement intéressants pour les coureurs selon leurs niveaux de revenus. Regardons en détail ce que peuvent remporter les coureurs en cas de bon classement.

Le classement général – Maillot jaune, parrainé par LCL

Le classement général est le mieux doté. Il récompense en effet les coureurs les mieux placés au classement général. Le maillot jaune à Paris remportera ainsi 500 000 euros à son porteur. Les 10 premiers sont les mieux dotés mais les dotations descendent rapidement puisque le 10ème ne touchera plus que 3 800 euros.

1er :     500 000 € (+50 000€ par rapport à 2015)
2ème :    200 000 €
3ème :    100 000 €
4ème :    70 000 €
5ème :    50 000 €
6ème :    23 000 €
7ème :    11 500 €
8ème :    7 600 €
9ème :    4 500 €
10ème :    3 800 €

Les primes décroissent jusqu’au 20ème coureur. Du 20ème au 160ème classé, chaque coureur touchera 1 000 euros. Le porteur du maillot jaune touche 500€ par jour (+150€ par rapport à 2015). On comprend donc que les équipes le défendent ardemment !

Le classement par points – Maillot vert, parrainé par Skoda

Le maillot vert récompense le leader du classement par point, souvent appelé en raccourci, classement du meilleur sprinteur. Les 8 premiers touchent également un prix à Paris.

1er : 25 000€
2ème : 15 000€
3ème : 10 000€
4ème : 4 000€
5ème : 3 500€
6ème : 3 000€
7ème : 2 500€
8ème : 2 000€

Tous les jours, lors des sprints intermédiaires, des gains sont attribués aux 3 premiers coureurs franchissant la ligne :

1er : 1 500€
2ème : 1 000€
3ème : 500€

Ces gains peuvent également s’aouter aux primes de victoires si le sprinteur gagne en plus une étape. Le porteur du maillot vert touche, quant à lui, 300€ par jour.

Le classement de la montagne – Maillot à pois, parrainé par Carrefour

Le classement de la montagne récompense également à Paris les 8 premiers de son classement selon le barème suivant qui est le même que pour le porteur du maillot vert :

1er : 25 000€
2ème : 15 000€
3ème : 10 000€
4ème : 4 000€
5ème : 3 500€
6ème : 3 000€
7ème : 2 500€
8ème : 2 000€

Lors de passages de cols, les coureurs se voient gratifiés de primes supplémentaires, le détail ci-dessous :

Pour un col hors-catégorie :
1er : 800€
2ème : 450€
3ème : 300€

Pour un col de 1ère catégorie :
1er : 650€
2ème : 400€
3ème : 150€

Pour un col de 2ème catégorie :
1er : 500€
2ème : 250€

Pour un col de 3ème catégorie :
1er : 300€

Pour un col de 4ème catégorie :
1er : 200€

Le porteur du maillot à pois touche également 300€ par jour. En haut de certains cols, des primes spéciales sont versées. Voir plus bas. On comprend alors que certaines échappées au long court en montagne peuvent vite devenir intéressantes pour les coureurs.

Le classement du meilleur jeune – Maillot blanc, parrainé par Krys

Le maillot blanc est porté par le meilleur coureur de moins de 25 ans au classement général. Son porteur touche 300€ par jour en blanc et le meilleur jeune de chaque étape remporte 500€.

Le classement final récompense les 4 meilleurs jeunes avec les dotations suivantes :

1er : 20 000€
2ème : 15 000€
3ème : 10 000€
4ème : 5 000€

Les victoires d’étapes

Les 20 premiers sont dotés d’une prime lors des arrivées d’étape en ligne ou un contre-la-montre.

Etape en ligne et contre-la-montre individuel

1er : 11 000€ (+3 000€ par rapport à 2015)
2ème : 5 500€ (+1 500€ par rapport à 2015)
3ème : 2 800€ (+800€ par rapport à 2015)
4ème : 1 500€ (+300€ par rapport à 2015)
5ème : 830 €
6ème : 780€
7ème : 730€
8ème : 670€
9ème : 650€
10ème : 600€

Les primes vont jusqu’au 20ème qui touche 300€

 

Le classement de la combativité

Ce classement récompense le coureur le plus combatif d’une étape mais aussi le super-combatif du Tour. Ce classement est le résultat quotidien et final d’un vote d’un jury de journalistes.

Le combatif d’une étape remporte 2 000€, le super-combatif final 20 000€

Le classement par équipes

Lors de chaque arrivée d’étape, la meilleure équipe remporte 2 800€. Le classement général par équipe récompense les 5 premières équipes avec les sommes suivantes.

1ère équipe : 50 000€
2ème équipe : 30 000€
3ème équipe : 20 000€
4ème équipe : 12 000€
5ème équipe : 8 000€

Prime exceptionnelle

Une autre primes est distribuée sur le parcours du Tour, en montagne. Elle est offerte au premier coureur à franchir le col du Galibier lors de l’étape 17, il s’agit du souvenir Henri Desgranges : 5 000€

Au total, toutes ces primes et ces gains s’élèvent à 2 280 950€.

Découvrez le classement des gains des équipes du Tour de France 2017 mis à jour le 25/07/2017

Source : Réglement du Tour de France (non dispo en ligne)

Crédit Photo : Tom Ducat-White via Flickr, CC

A propos de

Tombé dans le vélo à l'adolescence, je n'ai cessé de rouler depuis en essayant de constamment suivre l'actualité du monde cycliste. Je vis le vélo comme une passion, un sport et un mode de vie, chaque coup de pédale après l'autre.

19 Réactions

  1. Il vaut mieux terminer la course

  2. il est anormal que le porteur du maillot jaune ne toiuche que 350 euros par jour alors que les maillots vert et à pois touchent 300 euros.

  3. La direction du Tour privilégie en fait l’action à la rente et part du principe que pour tous les coureurs, le port d’un maillot est déjà un très beau cadeau qui se suffit à lui-même et qui peut être ensuite monnayé dans les critériums.
    Pour le maillot jaune, bien des années après, on parle encore aux coureurs de leurs jours en jaune même s’ils n’ont jamais gagné le Tour.

  4. pour moi, l ‘important n ‘est pas que de « PARTICIPER » il faut aussi MO.TI.VER…,car la NOTORIETE ne suffit pas. Pourquoi autant de difference avec les autres sports

  5. Je suis d’accord mais il ne faut pas oublier qu’avec ce qu’ils touchent sur le Tour, les coureurs ont également des contrats dont certains sont importants (1,2M d’euros / an pour Philippe Gilbert par exemple, 3M d’euros pour Contador)
    Ils touchent donc moins que d’autres sportifs mais ce n’est que du « bonus », de plus partagé entre tous les membres de l’équipe.

  6. je trouve tout à fait incroyable de remettre le maillot vert à un coureur arrivé deux fois hors délai !!! il y a un règlement pour tous pourquoi des privilèges .

  7. A Lionel
    1er hors délai est de 2 mn ( apparemment mauvaise information de la direction de course) avec plus de 80 coureurs.
    2éme hors délai est de 20 secondes avec plus de 50 coureurs.
    Je pense que les délais sont un peu trop court sur ce type d’étape de montagne avec plusieurs cols hors catégorie.

    Bravo à EVANS qui le mérite tant il s’est retrouvé seul dans les 3 étapes de mercredi à vendredi, sans lui Andy avait le jaune avec 5 mn sur le suivant.

  8. Lionel:
    A noter aussi que Mark CAVENDISH a reçu une pénalité de 20 points pour son premiers hors délai d’un peu plus de 2 minutes, et que dauphin au maillot vert était dans les retardataire du 2ème hors délai. Donc non il n’y a pas eu de privilégié.

    Phil:
    Sans Cadel EVANS, Andy SCHLECK 5 minutes d’avance ?
    Son frères, Thomas VOECKLER et Alberto CONTADOR on moins de 3 minutes de retard sur lui

  9. Un coureur arrivé hors délais et repêché ne devrait pouvoir porter ni le maillot vert ni le maillot à pois rouge mais simplement être autorisé à finir le tour avec les autres !!!!

  10. Voilà enfin un sport où les salaires semblent correct…

  11. Usain BOLT = 100’000.- € en 10 secondes = 36’000’000.- € à l’heure
    Un footballeur de haut niveau = 36’000.- € à l’heure de compétition
    un cycliste de la FDJ = 100.- € à l’heure pour 86 h. de compét’…
    Et qui souffre le plus ?
    Et quant à offrir € 400.– au dernier pour 90 h. de souffrance, c’est vraiment se foutre du monde.

  12. Je crois que les primes pour le meilleur grimpeur et meilleur jeune devrait être de 50.000 Euros

  13. Merci pour ce lien qui complète l’article et donne d’autres axes de lecture

  14. Pour ma part je trouve nul qu’un grimpeur qui passe le hc en premier touche moins qu’un sprinteur. Qui fait le plus gros effort?

  15. Bonsoir es que Quintana na pas suivie le premier coureur a Paris au Champ Elysée pour finir premier au classement finale devant Chris Frome il aurait gagner le Tour 2015

  16. les journalistes sont vraiment naifs ou manque totalement de discernement , car physiquement quel homme
    peut supporter sur son corps de tel pressions …? sans recourir à l’emploi de méthodes interdites..!! me tromperais je..??

  17. Je pense que vous vous trompez. Le vélo a bien évolué depuis le début des années 2000. Pour des quidams comme nous, ce qu’ils font peut paraître insurmontable mais avec les charges d’entraînement, le support et l’encadrement dont bénéficient les coureurs, ce qu’ils font est faisable. Quand on commence à bien et beaucoup rouler en amateur, on se rend compte que faire 150 ou 200km par jour pendant 3 semaines est faisable, encore plus quand on est en peloton et avec une équipe autour de soi.

  18. Bonjour,
    Dans le règlement du Tour 2016 au chapitre liste des prix page 17 je peux lire en renvoi *à tous les coureurs classés. Or les coureurs de la 161e à la 174e place ne semblent pas avoir touché de prix.
    J’ai aussi remarqué une différence de 60 € entre la récapitulation générale du même règlement 2 295 850 € et le total d’après le classement des gains des équipes.
    Je serais ravi si vous pouviez me préciser ces points.
    Cordialement.

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