Partie 44 : Un hôtel de première classe

Posté le 09/03/2008 à 15 h 00 min par dans Récit Caravane, Tour de France

Pendant l’évacuation, ce qui devait arriver arriva, une belle averse orageuse qui nous ralentit car nous suivions des camping-cars sur des routes très étroites. Finalement, nous sommes arrivés sans encombre à Tarbes où le soleil était revenu. Nous avons tout de suite chargé les véhicules et avons préparé le chargement des véhicules partis rendre visite à RMC.

Puis, nous commençâmes l’installation dans les chambres (magnifiques) du Première classe de Tarbes. La classe ! Un première classe avec climatisation (ce qui est bien..) mais qui ne fonctionnait pas (..mais pas top) dans lequel des insectes noirs étaient signalés mais inoffensifs. Sympa !

Rapidement, je me suis rendu compte que quelque chose n’allait pas avec la carte magnétique d’accès à la chambre. Après un détour par l’accueil, la responsable m’a expliqué que la chambre que j’occupais avec mon collègue était ‘problématique’, qu’une réparation avait été faite, visiblement pas assez efficacement…et que je risquais d’avoir des soucis pour rentrer et qu’il faudrait surement que j’utilise la clé de secours, ouvrant toutes les portes de l’hôtel, pour rentrer la nuit ! Sympa !
A ce moment-là, je me suis dit qu’il n’y avait qu’à moi que ça arrivait ! Sur ce coup-là, c’était le cas.
La porte serait réparée le lendemain. La galère !

A ce moment-là, comme pour faire passer le goût amer de cet épisode, la responsable de la société me demanda d’aller récupérer une hôtesse arrivée à la gare. Elle venait pour remplacer une autre hôtesse ayant du partir. Je connaissais bien cette hôtesse pour avoir travaillé avec elle dans la caravane les deux années précédentes et pour l’avoir eu comme passagère dans mon véhicule à chaque fois. C’était donc avec grand plaisir que je partais dans un mini van la chercher à la gare. J’avais l’impression d’être assis sur une chaise et de conduire un bus avec le levier de vitesse de 70cm de long ! Le véhicule avait moins de 6000km au compteur et donnait l’impression d’en avoir 200000 ! On aurait dit qu’il avait été accidenté tellement il présentait de jeu dans les cardans, la direction et la boîte de vitesse. Avec ce véhicule en fort mauvais état, je devais aller à la gare que je ne situais pas du tout et la conduire à son hôtel que je ne situais pas non plus. Cela promettait ! Mais j’aime les défis.
Parti à l’instinct, j’ai rapidement trouvé la gare en suivant les nombreux panneaux. La charmante demoiselle m’attendait devant. Parfait, ça c’était fait ! Puis en fait, nous avons eu bien le temps de nous raconter notre vie depuis un an…j’ai fait le tour de Tarbes complètement puis en suis sorti pensant prendre la direction de l’hôtel. Arrivé à 10km de Lourdes, j’ai fini par faire demi-tour. L’hôtel avait en effet été indiqué mais uniquement pendant un court instant et visiblement dans une direction opposée.

En effet, sur le retour, l’indication de son hôtel apparut évidente et l’itinéraire devint presque enfantin. Mais ce temps passé sur la route ne me sembla pas long car j’étais content de la revoir et de prendre de ses nouvelles.

En plus, le restaurant du soir se situait près de cet hôtel. J’ai donc guidé les personnes jusqu’à cet hôtel. C’était un restaurant bien cool auquel nous avions déjà mangé les années précédentes. A l’aller comme au retour, il avait fallu faire des navettes, le parking de l’hôtel était très pris et partir signifiait ne pas forcément revoir sa place et il n’était pas envisageable de faire « dormir » les véhicules dehors.

A la sortie de l’hôtel, la responsable de la société m’avait confié la clé pour que je puisse rentrer dans ma chambre. De retour du restaurant, je suis rentré à l’hôtel tout heureux avec ma clé. Bien sûr, quand je suis arrivée avec la clé, la carte a fonctionné ! Je suis ensuite allé remettre la clé sur le siège, dans la benne du véhicule, sous la bâche protectrice, calée avec des cartons, tout cela dans le noir. Même le vigile sur le parking de l’hôtel s’est demandé ce que je faisais, j’ai bien montré que c’était mon véhicule en ouvrant et en refermant, en affichant ostensiblement mon accréditation autour du coup. J’avais l’impression de préparer un Fort Boyard !
Le sommeil ne tarda pas à venir et je suis tombé de fatigue.

A propos de

Tombé dans le vélo à l'adolescence, je n'ai cessé de rouler depuis en essayant de constamment suivre l'actualité du monde cycliste. Je vis le vélo comme une passion, un sport et un mode de vie, chaque coup de pédale après l'autre.

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