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Partie 37 : Sous la fusée…la tête dans les étoiles…

29/02/2008 | 15 h 00 min | Article lu 1 fois

Notre hôtel était situé derrière la cité des étoiles de Toulouse et à quelques dizaines de mètres du parking trônait la maquette de la fusée Ariane 5. Il ne faisait vraiment pas beau mais même dans le ciel gris, la fusée se distinguait parfaitement du paysage.

Derrière l’hôtel, là ou nous prîmes l’apéritif avec les caravaniers de Vision Plus et Kleber, on ne l’apercevait plus trop la fusée. Nous étions trop occupés à discuter, à se raconter le contre la montre, la performance extraordinaire de Rasmussen. Les caravaniers présents sur le parking venaient de rentrer et se détendaient. Cela tombait bien, je revenais d’avoir chargé le véhicule pour l’étape du lendemain et je n’avais pas envie de remonter dans la chambre car je n’avais plus rien à y faire, ayant passé une grande partie de l’après-midi dedans. J’ai pris l’apéro avec les autres caravaniers et ai mis ma tête dans les étoiles…A jeun malgré le Fast food quelques heures auparavant, il allait être temps d’aller manger pour éponger tout ça.

L’apéro sur le parking des hôtels était une grande tradition sur le Tour. De temps en temps, on prenait à boire après le chargement des véhicules aux camions de ravitaillement, les chauffeurs poids lourds achetant souvent des boissons la journée pendant les liaisons et les plaçant dans des petits frigidaires. C’était très gentil de leur part car quoi de plus agréable qu’une boisson bien fraîche après une journée dans la chaleur ?

Mais le plus souvent, c’était lors du retour de la journée, avant d’aller manger ou même des fois en rentrant de l’hôtel qu’on partageait un bon moment de convivialité autour d’un verre ou deux en mangeant différents échantillons publicitaires disponibles sur la caravane comme des biscuits apéritifs ou encore des saucissons.

Cette fois-ci, l’un des chefs caravane arrivait dans sa région et avait prévu de donner quelques échantillons à sa famille, il avait un petit stock dans lequel nous avons pioché allègrement lors de l’apéritif. Il avait aussi acheté certaines spécialités de sa région.
Ce fut un moment très agréable. Parler en étant détendu de choses et d’autres. Voilà l’une des plus grandes richesses du Tour. Rencontrer des gens et écouter leur parcours, leurs petits morceaux de vie, tous aussi différents les uns des autres.

Ce moment passé et les manœuvres de parking effectuées, nous nous sommes dirigés vers le restaurant, un restaurant adjacent à notre hôtel. Ce restaurant était spécialisé dans la cuisine italienne. Le repas fut très bon et la luminosité tamisée de l’endroit donna de très jolies photos.
Le lendemain, le départ était matinal et allait être assez compliqué car dans toutes les caravanes de la société, nous étions répartis sur deux hôtels différents distants de quelques centaines de mètres et le petit déjeuner n’était prévu que dans l’autre hôtel. Il faudrait donc se préparer et aller déjeuner à pied à l’autre hôtel, ensuite prendre au passage son panier repas pour le midi et enfin revenir chercher son véhicule à l’hôtel pour enfin partir. Ce fut assez compliqué en pratique et on perdit un peu de temps dans les déplacements mais tout le monde partit plus ou moins bien à l’heure.

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Partie 36 : Demi journée de repos à Toulouse

28/02/2008 | 15 h 00 min | Article lu 1 fois

L’étape passa vite même si le paysage était joli et qu’on a doublé notamment Laurent Fignon et avons été doublés par quelques coureurs reconnaissant le parcours encore sec à ce moment de la journée. La différence de rythme entre l’expro et les pros est facile à remarquer ;).
Les côtes étaient impressionnantes ! Je me demandais à ce moment-là comment allaient faire les coureurs pour passer en rythme de contre la montre à ces endroits-là…Je n’allais pas être déçu !

A l’arrivée du contre la montre se posa un gros dilemme qui mit un peu de tension dans l’équipe. Nous pouvions aller rencontrer l’équipe de RMC en zone technique mais pour cela, il fallait renoncer à partir dès l’arrivée attendre surement que tous les coureurs soient arrivés pour enfin pouvoir nous diriger vers Toulouse, notre hôtel du soir pour deux nuits. Le temps était en train de changer et il était flagrant qu’il allait pleuvoir, le ciel était bas, gris et on avait déjà vu quelques gouttes de pluies pendant l’étape. Ensuite, le fait d’être « pris » au piège jusque 17h avec du trajet après ne réjouissait pas grand monde, il était 11h environ. La décision de partir fut prise quasi à l’unanimité.

Nous nous sommes dirigés vers Toulouse pour un trajet qui fut marqué par une pluie très forte. D’un seul coup, il s’est mis à pleuvoir et cela jusqu’à notre arrivée à l’hôtel. Sur l’autoroute, nous avons vu une autre caravane, celle du faillitaire avec les choppers, sortes d’hybrides de voiture et de moto. Les filles qui avaient pris le guidon des machines pour soulager les chauffeurs avaient bien du courage car les conditions étaient des plus humides. Depuis la Belgique et des averses très fortes sur l’étape arrivant à Gand, nous n’avions plus vu tant d’humidité et cela faisait vraiment bizarre. D’un coup, le moral baissait. En plus, le repas était vraiment léger et il avait été avalé en vitesse pendant le parcours vers 10h30, habitude d’étape oblige, ce qui fait qu’approchant midi, je commençais à avoir faim et plus rien à manger. Pas bon non plus ça de faire de la route sans rien à manger et en plus sous la pluie ! Heureusement, nous sommes vite arrivés. Nous sommes allés directement à l’hôtel où nous nous sommes garés, douchés et changés. Vers 12h30, la fin nous tiraillant, nous avons décidé de nous mettre en quête d’un fast food pour aller manger un peu et combler le vide de nos estomacs.

Dans toute zone d’activité en bordure d’autoroute et de grande ville il y a un fast food, c’est une règle qu’on vérifie sur le Tour au fil des ans. Après nous être fait indiqué le fast food, nous avons arpenté la zone commerciale et après quelques minutes de marche avons fini par trouver le restaurant où nous avons enfin mangé !

Puis, après quelques photos relatant encore une fois parfaitement l’ambiance dans le groupe, nous sommes repartis vers l’hôtel où nous avons profité de cette sorte de demi-journée de repos pour regarder le contre la montre à la télévision ou encore dormir.
Je sais que j’ai somnolé à moitié, la musique sur les oreilles, un œil sur la télé, la prestation surhumaine de Vino et de ‘Chicken’ Rasmussen me tenant éveillé. A côté de moi sur le grand lit où étaient déballées les glacières, négligemment posés le journal et les road books pour le lendemain, mon collègue et partenaire de chambrée dormait à point fermé.
C’est à ce moment-là du Tour où sportivement, j’ai commencé à douter des performances de Rasmussen et que j’ai su que quelque chose n’allait pas.

Les fameuses côtes dont je parlais. Vino et Rasmussen les ont montées à 47km/h de moyenne en ralentissant presque par endroit car la chaussée était rendue glissante pas la pluie ! Rasmussen a fini en doublant Valverde parti quelques minutes devant lui.
Sur le podium, le danois de Rabobank donnait l’impression que son corps aurait du mal à se remettre de l’effort fourni. Il haletait, avait du mal à reprendre son souffle et faisait peine à voir. Quelque chose n’allait pas…Je me suis dit, soit il saute demain et perd le maillot jaune, soit quelque chose ne va vraiment pas !

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Partie 35 : Surprises à l’arrivée à Castres

27/02/2008 | 15 h 00 min | Article lu fois


L’étape a été joyeuse quand même, j’ai vite retrouvé ma bonne humeur. Et puis j’avais toujours mon muscat perso. Une bouteille d’eau dans laquelle je plaçais un cachet de vitamines caféine au goût chimique d’orange. A vrai dire, je n’en ai jamais senti le moindre effet mais ça devait être plus psychologique qu’autre chose et la gorgée de ce bon breuvage devenait un rituel pour les membres de l’équipe.

La fin d’étape de Castres fut marquée par le froid et on dut d’arrêter pour donner les parkas ou polaires aux hôtesses car il commençait réellement à faire très froid pour elles, surtout dans la descente de la dernière difficulté, la montée de la Jeante. Nous avons perdu 10 degrés en la montant et ne les avons pas repris en descendant. C’était assez dangereux de s’arrêter car en plus de se faire doubler par la fin de la caravane et attraper par la direction de course qui interdit tout arrêt dans les 25 derniers kilomètres de l’étape ; tous les journalistes et les voitures d’équipes remontaient et de devoir ensuite redoubler tout ce monde n’allait pas être facile. Ce ne fut en effet pas facile !

Arrivés à Castres, le chef caravane nous annonça qu’il avait une bonne et une mauvaise nouvelle avec un grand sourire. La bonne nouvelle était que nous n’allions pas devoir aller à Toulouse dormir le soir et devoir enchaîner 1h30 de route le soir et du trajet le matin mais que des places étaient disponibles sur Albi soit moins loin que Toulouse depuis Castres mais surtout au pied du départ du lendemain. C’était en effet super ! Mais directement, je fus pris d’un doute. Quelle pouvait bien être la mauvaise nouvelle sinon que le standing de l’hôtel n’allait pas être le même…Un village hôtel étant tout de même confortable avec la climatisation, la douche et les WC privatifs, perdre ce confort ne valait pas forcément la proximité avec le départ du lendemain.

La mauvaise nouvelle confirma mes craintes, c’était bien que l’hôtel à Albi était un…Formule 1 ! Et ce n’était que la première mauvaise nouvelle. En effet, après la route qui nous mena sans trop de difficulté au Formule 1 d’Albi, nous avons eu la mauvaise surprise de découvrir en arrivant que nos bagages n’étaient pas là. Ils n’avaient pas été déposés avec ceux des autres équipes logeant à Albi mais étaient repartis vers Toulouse ! Grosse erreur logistique dont nous avions fait les frais. Visiblement, l’information de notre délocalisation pour la nuit n’avais pas été bien transmise ou du moins trop tard.

Nous avons donc patienté sans pouvoir nous doucher ou nous changer. Certaines filles ont eu des affaires à prêter, solidarité féminine, et ont pu se changer et laver. Pour ce qui est des mecs, nous avons attendu jusque pendant le repas, vers 21h d’avoir enfin nos bagages de rapatriés.
Un repas pas trop mal mais relativement moyen. Un restaumarché, groupe intermarché. De plus, j’ai eu un coup de fil pendant le repas. Un membre de ma famille qui venait eux nouvelles et me dire que Drucker présentait une émission en direct d’Albi ce que je ne savais pas. Déjà Drucker, je ne suis pas fan mais pour ce qui est de l’actualité sur le Tour, on est un peu en décalage.
Avec le journal Aujourd’hui en France, distribué par la caravane, on suit grossièrement l’actualité française et internationale quotidiennement mais on ne regarde presque jamais la télévision sauf tard le soir et on tombe alors sur les émissions comme l’île de la tentation (affligeant d’ailleurs), les reportages ou les séries US déjantées.

La nuit au Formule 1 fut bonne comme elle peut être bonne dans un Formule 1 et nous avons pris le départ pour nous rendre quelques kilomètres plus loin sur le parking caravane.

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Partie 34 : Un réveil amer

26/02/2008 | 15 h 00 min | Article lu 1 fois

Le repas a été très moyen. Un bar café avec des tables sur le trottoir dans Sète. J’avais demandé à une serveuse la description d’une salade étant assez difficile et n’aimant pas certains légumes. En gros, c’était une salade niçoise et je n’aime pas les haricots froids pour résumer. J’avais de ce fait bassiné la serveuse pour qu’elle me récite les ingrédients. Visiblement, elle n’en savait rien et plutôt que de le dire, elle m’a baratiné et du coup j’ai commandé autre chose qui n’était vraiment pas génial et en suis arrivé à regretter la salade niçoise dont je ne suis vraiment pas fan. Le plat principal a été dans le même genre. Je me souviens d’un des deux plats, pas celui que j’avais commandé, et pourtant j’adore les pâtes, des spaghettis avec une sauce à base de trucs bizarres et une moule remplie de farce par-dessus. Je garde l’image de ce plat peu ragoûtant en tête et en y repensant, ça me répugne encore. Vraiment moyen ce soir-là le restaurant. Dommage car le cadre était pas trop mal. Des tables à côté des poteaux d’éclairage public, cela donnait un charme tout particulier.

J’ai ensuite laissé les clés de mon pick-up ( soirée PMU à laquelle je n’allais pas ), contraint forcé à un chauffeur de la caravane, un qui semblait fatigué et pas trop bien dans ses pompes. Je n’étais vraiment pas chaud pour le laisser prendre mon véhicule. Déjà car il ne l’avait jamais conduit et que en comparaison de son vieux Hilux, c’était bien plus puissant mais aussi car je ne savais pas où en était sa bouteille de Muscat. La suite m’aura soulagé quand à la fin du Tour, cette même bouteille réapparut…

J’avais donné mes instructions. Pas une seule rayure sur le véhicule, pas de bordel à l’intérieur, j’avais quand même pris la peine d’enlever mes objets personnels…sauf ma glacière que j’étais pourtant sur d’avoir avec moi. Elle contenait des fruits et les restes non entamés des repas du midi, des barres chocolatées que je ne mangeais en général pour ne pas attraper de fringale.
Le véhicule était parfaitement garé sur une vraie place. Tout était nickel.

En me réveillant le matin, j’ai retrouvé mon véhicule garé sur un terre plein, 2 roues dessus, 2 roues sur une place de parking, en biais, l’intérieur tout crade, plein de poussière, les parkas et polaires piétinés et ma glacière complètement compressée sous un siège. Conclusion que les plus perspicaces auront anticipée, tous les fruits étaient broyés, les barres chocolatées éventrées. Résultat, avant de partir, j’ai du nettoyé rapidement les vêtements présents dans le véhicule, nettoyer ma glacière pour pouvoir y loger mon repas du jour et jeter mes fruits. Le genre de choses inattendues qui font toujours plaisir au moment de partir le matin quand on n’est qu’à 5 minutes du départ, qu’on doit encore aller chercher son sandwich, aller déposer ses sacs au camion etc.

J’étais vraiment énervé d’autant plus quand les hôtesses m’ont raconté comment le Pick-up avait été conduit mais bon, aucun problème n’était à signaler, c’était bien le principal. Après de multiples manœuvres, j’ai réussi à sortir du parking et nous avons pu nous diriger vers le parking caravane sous un temps aussi gris que mon humeur à ce moment précis. Bruine, brume et fraîcheur tranchant réellement avec le temps de la veille.

La route était la même que celle de la veille puisque le départ était donné de Montpellier. Le parking caravane était encore une avenue. Je me souviens avoir eu l’impression de bosser un peu tout seul sur le véhicule. Les lendemains de soirée sur la caravane, c’est toute une histoire. Chacun essaye de revoir ses partenaires de la veille, d’échanger sur l’état au retour à l’hôtel, sur le nombre d’heures de sommeil ou de veille parfois. Certains cherchent également des boissons énergétiques. Et il y a la queue encore plus que d’habitude au café.

Résultat, de mon côté, je suis arrivé trop tard au café. Quelle déception !

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Partie 33 : Début de soirée calme à Sète

25/02/2008 | 15 h 00 min | Article lu fois

L’étape qui suivit Marseille sembla longue alors qu’elle ne l’était pas. La chaleur, la fatigue, le contrecoup des Alpes sans doute et aussi le fait qu’on nous ait détournés au départ de l’étape pendant un petit moment. Etre détourné n’est encore trop gênant quand il d’agit de rater quelques mètres de l’étape mais quand comme là, on rate plusieurs kilomètres de l’étape, c’est vite ennuyant car hors du parcours, on ne peut rien distribuer, simplement, rouler les uns derrière les autres et attendre d’arriver en bout de déviation.
Le début d’étape a été un peu ennuyant ce jour-là. Après, pour le reste de l’étape, je résumerai en peu de mots finalement, platanes, longues routes sinueuses et pleines de charme. On dirait le Sud comme le dit si bien la chanson.

L’arrivée à Montpellier était attendue par pas mal de monde dans la caravane car il y avait une soirée ce soir-là à Montpellier, une soirée PMU. Personnellement, sur le Tour, à part la soirée d’ouverture, je ne suis pas très soirée. Simplement car avec le rôle de chauffeur et l’attention de tous les instants qu’il faut avoir, je considère que la fatigue est déjà intense sans en rajouter. De plus, les déplacements s’effectuant en groupe, on se retrouve régulièrement retardés par ceux, complètement imbibés, qui volontairement ou pas, oublient l’heure de départ et retardent tout le monde. Vous avez compris que je ne suis pas sorti ce soir-là. Je ne me suis pas couché non plus avec les poules mais ne suis pas sorti, la soirée n’étant pas tout près non plus.
Nous reviendrons plus tard sur la soirée.

Nous logions à Sète ce soir-là. La route de l’hôtel n’a pas été trop longue. Quelques ralentissements à l’arrivée dans Sète à cause de multiples ronds-points. D’ailleurs à ce propos, la France est vraiment LE pays de ronds-points. On s’en rend vraiment compte quand on fait 10000km en 3 semaines ! Dans certaines villes ou agglomérations, on sait s’en prendre plusieurs en moins d’un kilomètre. Comme ça, rapidement, plusieurs villes me reviennent. Tarbes dont nous parlerons plus tard, Pau également et Toulouse mais ce n’était pas les seules. Evidemment, ces jugements sont complètement subjectifs. La plupart du temps, nous étions logés dans des zones d’activité, endroits propices aux ronds-points. Mais je reste persuadé, blague à part, que la France a un faible pour les ronds-points sensés améliorer la circulation et remplaçant les feux tricolores aux carrefours. Je reste très sceptique. Passons. Arrivée dans les temps à l’hôtel. Chose pratique, à 200 mètres de l’hôtel, se trouvaient une station service et un car-wash. Ce soir-là, c’était lavage intégral au jet. A la station, nous avions aidé une voiture ne démarrant en la poussant et en la déplaçant. Je me souviens avoir cédé ma place plus ou moins étant très musclé :) du haut du corps. Ceux qui me connaissent bien auront saisi le comique la plaisanterie. No comment merci.

Comme tous les soirs, après le lavage, direction le chargement. Notre chauffeur avait garé la remorque sur un parking un peu à l’écart du port de Sète, un parking en poussière blanche…Imaginez la suite…Nous avons du arriver doucement pour ne pas soulever de poussière. Celle-ci aurait pu se coller au stick des véhicules et le lavage aurait été complètement vain. Le lendemain, le lavage des jantes a été obligatoire, nous n’y avons pas échappé. Pour le reste, nos précautions ont suffi.
Avant de nous garer, nous avons fait le Tour de la ville. Non pas pour découvrir mais simplement car nous avions raté l’entrée du parking et que le tour du port était en sens unique. Un tour gratuit dans Sète à saluer les autres caravanes nous croisant et se demandant ce que nous faisions dans la direction opposée à l’hôtel et au chargement.

Après tout ça, le chargement s’est fait rapidement et le retour à l’hôtel fut le bienvenu. Un Etap Hôtel avec wifi bien confortable. L’occasion de prendre quelques photos dans la chambre dont une bien marrant à travers le hublot de la douche…
C’est là que j’ai pu faire l’une de mes premières mises à jour de blog en wifi. En même temps, je n’ai pas raconté grand chose. Devoir taper du texte dans une mini fenêtre dans Opera mini avec un mini clavier sur un HTC s620 le soir à 22h en étant fatigué avec les yeux piquant, se fermant, ce n’est pas comme taper sur un clavier d’ordinateur !

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Partie 32 : Marseille ou le n’importe quoi 2/2

23/02/2008 | 15 h 00 min | Article lu 1 fois

Le parking caravane départ du jour était celui de l’arrivée de la veille derrière le Vélodrome. Il fallait qu’on retraverse la ville comme la veille. Cela nous promettait bien du plaisir.
Au début, la route se passa sans problème aucun, GPS aidant, le fameux GPS qui effectuait un retour en grâce après la déconvenue Mappy de la veille. Il faut admettre que ce genre d’engins peut être très utile de temps en temps. Mais au début, cela n’était pas très utile ce matin-là. Périphérique, grandes artères. Tout se compliqua quand nous sortîmes des grands axes pour traverser la ville.

Une grande ville le matin, ce n’est jamais facile d’y circuler, et c’est un bel euphémisme que de le dire. Quand, dans cette ville, il faut en plus imposer son véhicule au carrefour pour être sûr de passer au feu vert, ça devient n’importe quoi. De plus, bien que conduisant de gros véhicules, il nous fallait éviter à tout prix d’abîmer le stick recouvrant la carrosserie, je vous le rappelle, en évitant tout choc avec d’autres véhicules.
Et ce ne fut pas facile car entre les voitures tournant sans clignotant, les motos et scooters doublant n’importe où et même lorsque la place manquait, les véhicules de livraison aux portes non fixées menaçant de rayer les véhicules. Notre caravane arriva à bon port sans une égratignure, on pourrait presque dire que c’était inespéré.

Mais ce qui semblait inéluctable se passa, un véhicule fut touché par un autre ! Ce qui est notoire dans cet accident est que le véhicule de la caravane mis en cause était un char, ce même char qui était fort haut et assez large et qui nous avait obligés à prendre les itinéraires bis la veille. Mais ce qui l’est encore plus est que l’autre véhicule mis en cause et 100% en tort, le véhicule ayant délibérément forcé le passage alors que la place manquait, était une voiture banalisée de la BAC.

Sur le parking caravane, le char arriva un peu à la bourre avec son côté droit râpé et suivi par la voiture de la BAC dont les quatre occupants étaient visiblement plus intéressés par les hôtesses du char, en tenue sexy il faut dire, plutôt que par les dégâts sur leur voiture ou même sur le char. Ces hommes étaient des clichés de l’image machiste du flic de la BAC, dégaine de cowboy, silhouette musculeuse, lunettes de soleil, pistolet à la ceinture…
Ils n’avaient pas conscience de ce que le char représentait pour la marque concernée et pour la caravane. Les quatre hommes de la BAC étant apparemment ‘chauds’ lors de l’accrochage, un garde républicain était venu assister au constat l’air de rien afin que tout se passe bien.
Tout se passa bien et après quelques retouches de peinture et de stick, le char fut bon pour repartir presque comme si rien n’était arrivé…

L’étape s’élança sous une chaleur intense. Je n’étais pas mécontent qu’on s’en aille car comme vous l’avez compris ces derniers articles, Marseille ne m’a pas laissé un grand souvenir.

En repartant vers le départ réel, le passage par le vieux port a été sympa il est vrai. Je ne peux pas nier que ce quartier a un certain charme. Un certain charme qui n’efface néanmoins pas tous les autres points négatifs. C’est dommage car il a fait très beau, il a fait chaud, il y avait la mer, du relief….
Tout était pourtant là pour que ce soit parfait.

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Partie 31 : Marseille ou le n’importe quoi 1/2

22/02/2008 | 15 h 00 min | Article lu fois

Le restaurant du soir était situé à 1,5km de l’hôtel. Le nom était un bistrot ce qui ne laissait pas augurer d’une cuisine traditionnelle ni d’un emplacement coquet. En effet ! Le restaurant se situait en réalité dans le centre commercial dont nous avions du rebrousser chemin en fin d’après midi pour cause de hauteur limitée. Nous étions en recherche de carburant à ce moment-là et ce fut encore un grand moment. Ronds points en pagaille, panneaux directionnels hasardeux. Nous avions finalement trouvé une station en montant dans les hauteurs de la ville après cinq, six ou sept ronds points et bouts de route.

Il était hors de question de prendre les véhicules, il faudrait aller à pied ou se faire emmener par les véhicules « normaux », sans structure.
Pour le retour, ce serait vraisemblablement à pied car autant pour aller, je concevais facilement qu’un chauffeur accepte de faire la navette n fois mais pour le retour, j’avais de forts doutes sur son envie de faire la navette. Quoi qu’il en soit, à la sortie du restaurant, le centre commercial avait la plupart de ses accès condamnés excepté un. Le grand jeu du soir, avec la fatigue, la pénombre, a été de retrouver la sortie pour les chauffeurs. Ce ne fut pas facile visiblement. De notre côté, nous sommes repartis en groupe d’une petite dizaine de personnes à pied.

A travers les terre-pleins pas du tout prévus pour ça, dans le noir, pour une grande majorité, ne claquettes, shorts. C’était toute une aventure. Encore une de celles qu’on n’on vit que sur le Tour. Une marche digestive en quelque sorte, le repas ayant été très bon. Nous avions eu droit à un vrai restaurant ce soir-là. Notre petit parcours se termina par l’entrée dérobée de l’hôtel qui en fait était l’entrée normale et officielle, la minuscule rue que nous avions pris pour venir ne devant être qu’une ‘entrée de service’. La honte !
Tout ça pour ça ! Pour ma défense, nous venions de la direction opposée et le plan disait de tourner à la première sortie et pas de continuer un rond-point plus haut mais même si je ne l’ai pas dit, j’étais vexé. :D Bon, d’accord, pas tant que ça mais quand même un peu.

Le lendemain matin, au moment de quitter le Village Hôtel qui, bénédiction, avait la cimatisation, l’un des chauffeurs d’un poids lourd de ravitaillement vint me voir et m’annonça que sa remorque avait été ouverte… Apparemment, l’information de notre présence à cet hôtel avait circulé dans les quartiers environnants et bien qu’ayant gâté les enfants des immeubles adjacents, attroupés comme des mouches devant nos véhicules pendant les chargements, cela n’avait pas suffi. Je dois dire que j’étais et je reste dégoûté par ce genre de comportements.

Bref, le début de journée commençait sur une tonalité assez amère.

Autant donner de bon cœur quelques objets publicitaires à des enfants était sympa, autant se faire dépouiller par les (surement) ‘grands frères’ est vraiment nul !

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Partie 30 : Marseille ou les limites de Mappy

21/02/2008 | 15 h 00 min | Article lu 8 fois

La découverte de Marseille s’est poursuivie après l’étape malheureusement…

En effet, ce soir-là, les chefs caravane avaient réunion caravane. Il y a 3 ou 4 réunions caravane pendant le Tour. C’est l’occasion pour les responsables ASO de la caravane de rappeler les consignes si des problèmes ont été signalés sur les étapes depuis la dernière réunion mais c’est aussi surtout le moment de présenter les procédures d’évacuation des étapes de montagne, les déviations éventuelles pour certains véhicules.
Ce soir-là à Marseille, pas de chef caravane. Pas grave en soi surtout que l’hôtel du jour était dans Marseille et, à en croire le plan Mappy du road-book, pas loin du tout.

Contrairement aux autres jours, pas de GPS, tous les GPS étant propriété des chefs caravane. Je suis désigné par mes confrères de chez Maracoudja comme pilote de tête pour la traversée de Marseille. La bonne aubaine. Voilà donc la file de véhicules de Maracoudja, à peu près douze véhicules dont un char et deux choppers qui s’engouffre dans la circulation de centre-ville de Marseille qui n’avait pas besoin de nous en plus pour être déjà bien bondé !


Dès le départ, notre procession est née dans la douleur. En effet, avec de nombreux feux, nous avons été séparés et dans la circulation, pas question de bloquer le trafic ou de passer au rouge comme sur les étapes. Je tentais de réguler la circulation histoire de ne pas perdre tout le monde tout en suivant les instructions de ma copilote qui lisait le road-book Mappy. Tout allait plutôt bien jusqu’à la direction du périphérique limité en hauteur ! Avec le char dans la file de véhicules, hors de question de prendre de risque ni de le laisser seul en ville, nous avons donc voyagé au feeling dans Marseille jusqu’à retrouver notre route sous le périphérique en suivant notre instinct.

A force d’éviter les ponts, les tunnels, nous sommes arrivés sur une sortie d’autoroute qui devait nous mener droit à notre hôtel. Sauf que la route indiquée était tellement étroite que nous ne l’avons pas vue dans un premier temps. Impossible de voir cette rue indiquée sur le plan Mappy ni d’ailleurs de voir par où rentrer à l’hôtel ! Nous avons donc visité les petites rues étroites, fait demi-tour là où personne ne penserait à le faire. Alors que j’essayais de me repérer simplement par mon seul sens de l’orientation, après 2 demi-tours. Un des véhicules qui me suivait est arrivé à ma hauteur et l’hôtesse conduisant m’a réellement insulté.

Je n’ai pas trop compris ce qu’elle me disait simplement j’ai réalisé qu’elle n’était pas contente et que visiblement, elle avait les nerfs qui lâchaient, sa
voisine que je connaissais bien de l’année dernière me regardant l’air désolé sans trop savoir quoi dire. J’ai essayé comme j’ai pu de défendre mes choix de route dans une grande ville où je n’avais jamais mis les pieds et lui ai dit que je pensais voir par où il fallait rentrer à l’hôtel, c’est là que le bluff entre en jeu… Jamais dans une négociation l’autre personne ne doit croire que vous êtes perdus. ;)

Bon, déjà il y avait ça à gérer. Je venais de dire que je voyais par où arriver, c’est qu’il s’agissait d’y aller maintenant. De toutes façons, si je me plantais, qu’aurais-je eu à me reprocher, personne ne savait mieux que moi où aller. Mais je comprends cette réaction. Il est vrai que ce n’est jamais facile de passer 1h dans les rues d’une ville alors que le road-book indique 15 minutes de trajet mais il y avait aussi les réactions quasi maternelles de trois hôtesses que j’avais en passagères qui, de façon très énergique et impulsive, ont pris ma défense. « Mais qu’est-ce qu’elle a cette conne ?!! » etc.

Sur le coup ça m’a fait rire car ce genre de choses arrive souvent sur le Tour. Les nerfs qui lâchent, des mots qu’on ne veut pas dire mais qui avec l’énervement et la fatigue sortent. C’est pour ça aussi que j’aime le tour. Il permet de voir de quoi on est fait. Certaines personnes ne changent pas sur le Tour et restent fidèles à elles-mêmes, d’autres craquent, d’autres prennent la grosse tête.
Là, nous venions d’assister là un gros craquage et c’était génial. Du moins, j’étais le seul à le voir comme ça.

Finalement, après ce petit détour, nous sommes revenus là où nous avions manqué la minuscule allée la première fois et avons tourné. Cette ruelle était en double sens et pourtant il me semblait que même seuls, nous n’arriverions pas à passer. Finalement, tout le monde passa après que deux de mes hôtesses aient aidé un jeune homme en panne avec sa moto en plein milieu de la ruelle étroite, nous bloquant de ce fait le passage, à la déplacer. Et finalement, nous sommes enfin arrivés à l’hôtel situé juste en face d’appartements et d’habitations populaires.

Ce qui me fit plaisir en arrivant fut de découvrir qu’il y avait une autre entrée à l’hôtel bien plus facile d’accès de l’autre côté. Le genre de découvertes qui fait toujours plaisir après avoir galéré comme cela avait été notre cas…

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Partie 29 : Marseille ou la mauvaise ambiance de la fin d’étape

20/02/2008 | 15 h 00 min | Article lu 1 fois


L’arrivée à Marseille a été forte en sensations.

Tout d’abord, nous sommes arrivés sur Marseille par les hauteurs et Cassis. Je ne connaissais pas ce coin et c’est vraiment magnifique je dois dire. Par contre, une fois les jolies routes de moyenne montagne descendues et l’entrée dans Marseille proche, le visage change radicalement. On aperçoit les immeubles et on entre par l’arrière de Marseille. Déjà, la provence n’est plus si belle à cet endroit-là…

Ensuite, la ligne d’arrivée était tout en longueur et, étant en fin de caravane, comme d’habitude, elle s’est faite à très très faible allure. Jusque là, cette faible vitesse, malgré la fatigue de la journée avait été plutôt un bon point car elle permettait de prendre la température de la foule et de discuter avec les gens. Du moins, on pouvait prononcer plus de mots que les habituels « Bonjour ! », « Ecoutez RMC ! », « Bonjour messieurs ‘dames ».
Seulement, ce jour-là, l’arrivée fut longue. Les gens n’étaient pas très accueillants voire même hostiles à notre venue pour certains. On avait presque l’impression de les gêner.

Déjà dans les faubourgs de Marseille, je m’étais fait insulter à cause de ma plaque d’immatriculation. Une femme avec le fort accent de là-bas m’avait interpelé à propos des origines de la radio. « C’est de chez nous ça RMC ! ». A cela, j’avais répondu oui et non en lui expliquant que la radio n’était plus Radio Monte-Carlo mais RMC et qu’elle avait été rachetée par le groupe NextRadioTV et que même si le cœur historique de la Radio et les auditeurs restaient très importants sur la côté d’Azur, ce n’était plus vrai. Cette personne me répondit alors méchamment « Vous êtes bretons vous ! » en référence à ma plaque d’immatriculation (35), les 2 pickups RMC ayant été loués en Bretagne.
Je lui répondis donc que j’étais lillois et que les membres de l’équipe venaient de Paris, Cannes, Strasbourg etc. Que n’avais-je pas dit là ! Cette personne m’a insulté en me disant que c’était honteux, que RMC faisait partie du patrimoine régional.

La caravane redémarra et le flot d’insultes continua. Plusieurs fois dans l’entrée à Marseille, des personnes nous ont vivement fait remarquer cette appartenance de la radio à leur région et nous ont par la même signifié notre comportement déplacé. Personnellement, je trouve cela ridicule et ces personnes m’ont plus paru être des «extrémistes » que des personnes parfaitement sensées. D’ailleurs, le passage du Tour semblait les gêner. Et si par malheur, nous avions l’audace de ne pas leur donner à chacun un paquet de bonbon ou un porte-voix, tous les gens (même ceux ayant eu quelque chose) nous insultaient. (Mais c’est quoi ça ?) Quoi qu’il en soit, ce ne fut pas la majorité fort heureusement.

Dans les deux derniers kilomètres, première pour moi en trois ans de Tour et pour mon premier passage à Marseille (hasard ou coïncidence ?), des personnes nous ont insultés et nous ont dit de rentrer chez nous ! Nous ne sommes là que pour vous offrir du spectacle, des gadgets j’ai du leur répondre. Je dois dire que face à ce genre de réactions rarement vues, je n’ai pas trop su quoi dire. J’étais surpris. « Putaiiinggg, on n’en a pas besoinnnggg de tes merdes. » Ok bah, c’est pas la peine d’être méchant ou vulgaire. Drôle d’ambiance.

Au niveau cadeaux de bienvenue, on s’est donc pris des bouteilles d’eau vides, on nous renvoyait parfois nos bonbons ou nos porte-voix ( ça fait mal un porte-voix dans la figure ! :S ). Mais nous avons rejoint l’arrivée sans trop de problème et avons stationné devant le stade Vélodrome, institution à Marseille, rappelée par le nombre de maillots de l’OM sur le bord des routes ce jour. Bon, au risque de me faire taper, ce n’est qu’un stade et, de l’extérieur et vu de derrière, ça reste du béton gris pas forcément beau !

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Partie 28 : Au revoir les Alpes…Bonjour le Sud

19/02/2008 | 15 h 00 min | Article lu fois

Le départ des Orres a été matinal, comme les jours précédents. A force, cela ne faisait plus grand-chose à vrai dire.

Je m’étais levé très tôt, le petit déjeuner dans l’hôtel étant très copieux. Mon souvenir était le bon, c’était l’occasion de bien manger pour éviter la fringale en cas de jour de poulet, ce qui d’après mes calculs pouvait être le cas ce jour. Aussi, il fallait un certain temps pour quitter les chambres, celles-ci étant situées 4, 5 voire 6 étages en contrebas de l’accueil, flanc de montagne oblige. Le port des sacs a été sportif pour quitter l’hôtel, l’ascenseur étant bien évidemment bondé.

Finalement, nous sommes partis bien à l’heure, le soleil se levant au loin, dans la vallée, vers Embrun. Nous avions encore un peu de route pour nous rendre à Tallard, ville de départ de l’étape du jour nous emmenant à Marseille. Grosse étape promettant d’être chaude et très longue. Il fallait profiter de la fraîcheur de la montagne. La route parut longue, j’avais les images de la montagne en tête, le souvenir planant de la nuit étoilée et l’étape devant moi. Comme d’habitude, il était difficile de parler avec les hôtesses le matin…et quel que soit le sujet à vrai dire. Les yeux étaient lourds.

Nous quittions les Alpes qui nous avaient offert des sensations vraiment fortes ces derniers jours. Il se dit toujours dans la caravane que le Tour ne commence vraiment qu’à l’arrivée dans le premier massif montagneux. Ce nouveau départ avait été sportif. Eprouvant physiquement car très peu d’heures de sommeil face aux journées et aux conditions climatiques éprouvantes. Il avait été exceptionnel car la beauté des paysages nous avait émerveillés. Enfin, nous avions appris à tous mieux nous connaître et avions plus que jamais partagé et discuté lors de l’attente d’évacuations, lors des longs transferts ou encore sur le flanc d’une montagne de nuit. Oui, le Tour venait de recommencer. Enfin, chacun se dévoilait même inconsciemment. Face aux difficultés, au manque de sommeil ou à l’agacement, on s’ouvre aux autres.


Cette ‘expérience’ humaine est surement la plus belle partie de l’aventure, celle dont on se rappelle longtemps après. Nous avions vécu cela ces derniers jours et l’attachement au groupe ne s’en trouvait que plus fort après cela. La cohésion se renforçait entre nous.

Arrivés à Tallard, nous avons retrouvé sur le parking caravane les camping-cars de Narbonne accessoires que nous commencions à bien connaître à force d’être doublés ou de les doubler dans les cols et surtout d’être garés derrière eux lors des évacuations. Ils avaient dormi sur place. Car, Oui, ils dormaient dans leurs camping-cars ! Combien de fois la question leur a été posée ! Si bien qu’à la fin, ils le disaient sur Radio Caravane le matin ! :D

Sur le parking caravane, la chaleur était déjà très forte. Nous étions arrivés fort en avance tant et si bien que le départ me parut long à arriver. De plus, nous étions garés en bordure d’un aérodrome en dehors de la ville, ce qui avait pour effet de limiter la présence des spectateurs à un nombre très restreint.

L’étape se passa. Il y eut beaucoup de piqures d’insectes et d’incidents sur cette étape. Des incidents avec des spectateurs renvoyant des objets sur les hôtesses. Deux se sont pris du gel douche et de la lessive sur le visage ! C’était vraiment impressionnant. Quasiment aucun problème de ce genre n’avait été signalé sur la caravane ces derniers jours et d’un seul coup, tout arrivait comme par une loi des séries macabre.

Le paysage était joli, les routes sinueuses et la Provence occupait de plus en plus la place à l’horizon. L’architecture changeait aussi beaucoup. Des chalets, on passait aux maisons basses peintes en blanc ou dans des coloris clairs. C’était très frappant de voir comment on pouvait changer de paysage et d’architecture en si peu de kilomètres. Au fil de l’étape, la chaleur devenait vraiment très pesante.Puis se profilèrent les derniers kilomètres et l’arrivée sur Marseille.

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