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Partie 9 : Détour en terre de cyclisme

par Martin le 31/08/2007 | 9 h 01 min | Article lu 3 fois

La soirée au complet ce premier soir en France fut mémorable. Pizza Paï déjà donc nourriture sympa et en quantité aussi importante que désirée, ensuite, pas mal de fou rires à tenter d’expliquer à l’hôtesse tout juste arrivée toutes les péripéties du voyage londonien, les délires etc. Ce n’était pas facile pour nous de garder notre sérieux, mais je n’imagine comme cela a du être dur aussi pour elle d’essayer de comprendre tout ce qu’on essayait de lui transmettre. Elle s’est pas mal accroché et la soirée restera comme une très bonne soirée par tout ça. Enfin nous étions tous ensemble, il y avait une super ambiance dans l’équipe. On était tous contents d’être là donc tout allait bien. Forcément.

Le lendemain, le départ de Dunkerque fut assez humide. C’est bizarre d’ailleurs de voir qu’il peut y avoir de l’orage quand il fait froid. Je ne me souviens plus trop de la température exacte qu’on avait sur Dunkerque lors du départ mais ça caillait vraiment. D’où l’orage je suppose….En tous cas, je ne vois que cette explication. L’orage d’après ce que j’ai toujours compris se produit quand des couches d’air de températures différentes s’opposent en altitude au sol. Donc il devait faire chaud en altitude…Au final donc il a du pleuvoir pendant quarante bonnes minutes sur le parking caravane. Mais il y a pluie et pluie du Nord…Là, comme on dit dans le Nord, il pleuvait comme vache qui pisse. Ceux qui ne connaissaient pas l’expression auront assez bien saisi l’image je pense. Si vous ne connaissez pas l’expression et n’avez jamais vu uriner une vache, je vous rapporte au net. Google est votre ami, vous trouverez bien une petite vidéo qui illustrera mon propos…

Grosse galère météorologique donc au moment de partir vers la Belgique, chez nos amis belges comme disent tout le temps les médias de façon ironique mais pas forcément dénuée de suffisance et de supériorité. Mais ce n’est pas cela qui arrête la caravane du Tour. Hop, une bâche sur les sièges des hôtesses, un moment dans le véhicule à s’abriter – Ce n’est pas aujourd’hui qu’on irait saluer les nouveaux venus de la caravane, certaines caravanes absentes de Londres commençant le Tour sur cette étape… - et le départ était donné. Après quelques kilomètres, nous étions en Belgique, terre de cyclisme, dans la patrie du Dieu Merckx et de son fils spirituel, le grand Tom Boonen.

Franchement, après Londres, je pense que personne n’imaginait qu’on reverrait autant de monde sur le bord des routes avant la montagne. Et pourtant, dire que les belges aiment le vélo est peu dire. Le cyclisme est leur sport national. Ce sport est ancré dans la culture du royaume. Alors, quelle ne fut pas la foule que nous avons vue partout sur les routes belges. De plus, ces gens étaient vraiment très aimables, contents de nous voir et pas du tout agressifs. Vraiment sympa.
Il y avait des affiches en l’honneur de la Quickstep et de la Lotto partout. Des gens avec des pancartes Boonen, Tom, Stijn. Tous les champions belges étaient encouragés. Vraiment beau !

Les signaleurs étaient parfois un peu maladroits, ce qui m’a valu un détour dans le décor. Au lieu de tourner, il m’a fait signe de venir vers lui ( ??) ce que j’ai fait. Mais en fait non, il fallait tourner. Du coup, marche arrière et hop, on repart. Mon hôtesse du jour a halluciné, s’est bien foutu de moi mais au final, ce n’est que du bonheur. Le soir j’ai eu droit à : « T’as craqué ? » « Noooon ! », ça a chambré dur ! :)

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Partie 8 : Regards

par Martin le 31/08/2007 | 9 h 01 min | Article lu fois

Il y en aura eu des regards sur ce Tour. Des regards de toutes natures, de toutes intensités.

Les plus anonymes, les plus nombreux aussi, ceux des spectateurs sur le bord des routes. Ces regards passionnés, tantôt perdus, tantôt si présents qu’on aurait pu y lire quelque chose. Des regards d’émerveillement chez les jeunes enfants, des regards d’envie ou de malice chez les moins jeunes.


Le plus médiatique surement, celui de « Chicken » Rasmussen quittant son hôtel à la demande de son équipe dans la nuit et immortalisé en une de l’Equipe. Un regard d’homme perdu, abattu. Ce regard qui semblait pour la première fois depuis le départ de la course et peut-être même de sa carrière en accord avec son corps. Maigre, asséché, comme meurtri.
Ce regard si différent de celui qu’on connaissait précédemment. Ce regard d’un bleu acier tranchant, profond comme l’océan dans lequel on lisait orgueil, détachement, confiance en soi.


Le plus froid assurément, celui de Christian Prudhomme lors des conférences de presse d’après contrôles positifs. Le regard noir d’un homme trahi mais dans lequel se lisait une incroyable détermination.
Le plus incompris, celui de Contador enfilant le maillot jaune après l’exclusion du danois volant. Regard de joie emplie de réserve du champion désolé d’endosser le maillot de leader de cette mainère.
Les plus troublants, ces regards échangés à l’arrivée à Paris. L’œil embrumé par l’émotion. Regards dans lesquels on aurait presque pu revoir les souvenirs de chacune et chacun défiler comme une pellicule devant l’objectif d’un projecteur.
Les plus séduisants à mes yeux, les regards de mes jolies collègues. Un regard vert pastel, un regard bleu ciel, un regard marron chocolat au lait, un regard marron chocolat noir.
Ces regards restent ceux qui m’ont le plus marqués. Ceux que j’ai appréciés de contempler.

S’il n’y avait pas eu de verres solaires, je m’y serais probablement noyé pendant ce mois à errer autour de tous ces regards, au Tour et alentour.

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Partie 7 : Retour à l’heure française

par Martin le 31/08/2007 | 9 h 01 min | Article lu 4 fois


La première étape de ce Tour ne m’a pas laissé une impression formidable. Certes, le début de l’étape avec la ville de Londres comme décor et le passage sur Tower Bridge par exemple ont été de grands moments. J’ai bien aimé les quelques discussions, certes limitées de par le peu de temps passé à l’arrêt. Mais cela m’a plu d’échanger avec les anglais qui étaient très contents de nous voir, sans savoir qui nous représentions mais qui nous montraient une joie de l’événement touchante, même si ces moments restaient très courts.

Mais le reste de l’étape, bien que jolie en termes purement esthétiques pour les paysages m’a laissé perplexe. A vrai dire, je pense que c’est là le chauffeur plus que l’homme qui parle. Les routes du Kent étaient très étroites et il était difficile de maintenir les distances de sécurité avec les véhicules qui doublaient. Pendant l’étape, nous avons d’ailleurs vu régulièrement des traces de pneu dans l’herbe sur le bas côté. Point d’embourbement, pas encore du moins, tout vient à point à qui sait attendre…mais bel et bien des « dérapages » pas forcément de ceux qu’on croit mais bien des voitures doublant, remontant la caravane. Je pense que nous y reviendrons lorsque la montagne sera abordée dans ces lignes, c’est-à-dire, plus tard, le temps de descendre dans les massifs montagneux. Donc, l’étape a surement due être stressante et du coup les jolis paysages sont passés plus vite et ont moins marqué que sur d’autres étapes plus marquantes justement.

Le matin avait bien commencé la journée avec la balade autour de Buckingham complètement désert (nous étions garés dans une rue à 400m du palais royal), la prise de photos très réussies, le passage éclair et incognito – croyait-il…mais avec une ancienne de la caravane, nous l’avons reconnu :) - du DG de RMC, les rituels saluts entre caravaniers et ce jour là quelques jolies photos de Londres, calme et complètement désert en bordure de Buckingham, s’éveillant sous un beau soleil.
Ensuite, il y avait eu le départ, le premier vrai départ pour une étape pas très longue mais étape tout de même. L’étape nous amena à l’arrivée très tôt car il nous fallait tous reprendre le ferry pour rentrer en France le soir même pour repartir de Dunkerque le lendemain matin. L’évacuation a été gérée de main de maître par la police anglaise. Autant la veille, cela avait été catastrophique, autant là, ce fut vraiment parfait. En une demi-heure, nous étions à l’embarquement. Une voie rapide avait été entièrement régulée. Une voie était réservée à la caravane. La descente vers la côte fut donc très rapide. Et en plus, une bonne surprise nous y attendait. Nous allions pouvoir prendre un ferry plus tôt. Au lieu de prendre celui de 19h30, nous allions prendre celui de 17h30. Grande joie car toutes les caravanes étaient dans le même ferry, ce qui promettait une grande ambiance à bord et pour parfaire ce tableau déjà bien joli, le temps était digne d’un été normal c’est à dire grand soleil, température clémente et vraiment très agréable pour la Manche.

C’est ainsi que se passa la traversée de retour en France, un bon moment, très détendant, au grand air comme à l’aller, avec en plus cette fois-ci le soleil, l’horizon dégagé, la lumière se reflétant dans la mer, les côtes d’un blanc limpide et juste ce qu’il fallait de vent pour faire flotter les drapeaux pour nous faire croire, le temps d’une courte traversée, sur un transatlantique.

Le temps de quelques bons clichés des jolies hôtesses et nous étions arrivés en France.

Remise à l’heure, décalage horaire d’une heure oblige, retour à droite sur la route, direction Dunkerque pour notre premier Formule 1 du Tour. Un grand moment comme toujours car même si on n’oublie jamais vraiment l’ambiance (et le confort…et les sanitaires…et l’absence de clim…)si particulière d’un hôtel Formule 1, la première fois est toujours importante car elle replace le référentiel. Direction Dunkerque aussi pour retrouver la quatrième hôtesse de notre équipe.
Après les présentations d’usage et une première prise de contact très sympathique avec elle, l’équipe était enfin au complet, le Tour de France, de retour sur ses terres avait tout pour réellement enfin commencer.

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Partie 6 : Au coeur de Londres

par Martin le 31/08/2007 | 9 h 00 min | Article lu 3 fois


Le prologue, bien que très court me parut long. Plusieurs explications à cela je pense. Tout d’abord, nous avons roulé très très lentement, ce qui est bien car nous avons pu profiter des monuments londoniens que nous pouvions apercevoir derrière la foule très nombreuse. Ensuite, comme je viens de le notifier, il y avait beaucoup de monde. Donc, une impression de longueur sur le parcours car on ne distinguait pas grand-chose d’autre que la route et les gens. On voyait juste les grand monuments au loin mais plus nous nous rapprochions, moins cela devenait possible d’entrevoir quoi que ce soit.

J’avais eu beau regarder attentivement la carte du parcours, une fois dedans, je n’ai rien reconnu. Juste Buckingham Palace mais grâce au panneau nous disant d’arrêter la distribution, ce que personne dans l’équipe n’a fait, les filles n’ayant pas vu ces fameux panneaux (un peu cachés par la foule il faut bien l’avouer…) et pour communiquer avec elles, à travers la vitre du Pick up, ce n’était vraiment pas évident ! Nous n’avions pas encore mis en place notre système de communication très poussé à base de mimes…Nous y reviendrons dans un billet ultérieur. Je sens que les membres de l’équipe qui lisent ça se disent : « Vivement les explications… ». Il y en aura et elles seront très claires ! :)

Sinon, à part Buckingham, où la reine n’était pas d’ailleurs, - pas très joli, quand on sait que le Tour n’était jamais passé devant son palais et que ça reste un événement sportif majeur en notre monde. Enfin bref, « God save our gracious Queen » comme diraient les anglais - je n’ai rien vu de particulier. Peut-être que si je me plonge dans un guide touristique, en comparant les photos, je serai capable de dire « Ah mais si, c’est ce truc là » mais je ne l’ai pas fait.
Le retour après le prologue a été une galère innommable. Il n’y avait pas d’évacuation de prévu apparremment. Donc toute la route par laquelle repartait la caravane était bouchée. Pour faire les quelques kilomètres qui nous séparaient de notre hôtel, on a bien du mettre plus d’une heure. Il aurait simplement fallu mettre un policier à chaque feu et tout aurait été pour le mieux.
Loin d’être agressifs comme les gens qu’on peut voir sur le bord de la route de temps en temps en France, les anglais étaient très contents de voir le Tour. Cela se voyait, ils n’avaient pas l’air non plus d’attendre quelque chose de la caravane. Peut-être par méconnaissance de l’événement ou simplement par pure passion du sport ou du spectacle. Je n’ai pas ressenti de nécessité d’avoir un quelconque gadget chez les anglais. Qu’on leur donne ou pas quelque chose semblait ne pas faire de différence.

C’était très sympa à ce niveau-là. Par contre, si les spectateurs volontaires avaient l’air passionnés, les autres londoniens n’avaient vraiment que faire de nous. Sans être méchants ou condescendants encore une fois, ils étaient totalement indifférents. Ce qui me ramène aux bouchons. Personne ne nous laissait passer. D’où le temps perdu.
Alors, question : Vaut-il mieux être adulé qu’on donne quelque chose ou pas pendant l’étape mais ignoré après avec toutes les conséquences que cela comporte en termes de temps passé sur la route ? Ou vaut-il mieux être méprisé qu’on donne quelque chose (pas assez aux yeux des gens….) ou rien mais de passer outre les problèmes de circulation, tel un Sarkozy dans son convoi présidentiel dans Paris quand tout le monde est à l’arrêt, après l’étape parce que les gens nous montrent de la sympathie ?
Vaste débat vous en conviendrez…
Toujours est-il que l’étape n’étant pas longue, nous sommes rentrés tôt à l’hôtel, histoire de se préparer pour le MAGNIFIQUE repas du soir…et la journée du lendemain qui allait joindre une liaison, une traversée et encore une liaison à l’étape au cœur du Kent.

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Partie 5 : La soirée

par Martin le 31/08/2007 | 9 h 00 min | Article lu 3 fois

Par delà Trafalgar Square, nous sommes enfin arrivés au club. Nous avons traversé un petit square bondé autour duquel se trouvaient des cinémas, des restaurants, des bars, tous plus remplis les uns que les autres. Et dire qu’il y avait un risque d’attentat monstrueux ce week-end à Londres. Mieux valait ne pas le savoir ou ne pas y penser…

A l’entrée du club, un vigil me dit avec son fort accent africain tout en me saisissant le bras : « This is a non smoking club ». Je pense lui avoir répondu simplement « OK ! Great ! » tant j’étais surpris et heureux de ce qu’il venait de me dire. Vivement que cette règle, loi, appelez-là comme vous voulez, arrive en France ! La soirée s’annonçait dès le départ vraiment très bonne, sans tabac, sans personne recrachant la fumée au visage. J’exagère un peu mais c’était vraiment bien que ce club soit non fumeur. :)
A l’intérieur, après avoir monté peut-être un ou deux étages, une salle dans ce qu’il convient d’appeler le rez-de-chaussée de la boîte même si vraisemblablement on devait être au premier ou au deuxième…avec piste de danse au milieu, des tabourets de bars et des tables hautes autour, des fauteuils et des tables basses en périphérie de tout ça. A côté de l’escalier menant à un petit salon et au balcon panoramique, le DJ. Un très joli club. Avec bars en haut et en bas, des endroits pour se « reposer », discuter (comme on peut discuter avec une musique assez forte tout de même).

Cette soirée a été vraiment excellente je trouve. Tout d’abord, comme je l’ai déjà dit, c’était totalement non fumeur, ensuite bien que le club fût totalement open-bar comme toujours lors de la soirée d’ouverture du Tour, le service d’ordre de la boîte, très efficace, veillait et à la moindre alerte de pétage de plombs, de piétinement des chaises, des fauteuils ou des tables, le fautif alcoolisé bien souvent était rappelé fermement à l’ordre voire même rapatrié à la sortie ! Ensuite, qui dit soirée d’ouverture du Tour, dit nourriture. C’est bête à dire mais sans être pique-assiette, c’est toujours très agréable de manger des petits fours de qualité. Ceux servis dans ce club entraient parfaitement dans cette catégorie. Il s’agissait de mini pizzas, de mini hamburgers très fins. Et enfin, qui dit soirée tout court dit musique, forcément et là encore, sans être spécialiste, ça m’a paru très bon. Commercial, beaucoup de tubes récents et populaires mixés mais efficaces pour se déhancher convenablement et profiter du moment.

Nous avons quitté la soirée assez tôt, vers 22h45-23h il me semble pour revenir à la navette fluviale dont la dernière rotation avait lieu peu après 23h30. Le trajet fut meilleur encore qu’à l’aller. L’air était plus frais et surtout il faisait nuit noire. Londres était enveloppée de nuit. Seules les illuminations perçaient l’obscurité. C’était très beau. La remontée de la Tamise jusqu’au bus fut merveilleuse. Toute l’équipe à l’arrière comme à l’aller, le nez dans les remous, les yeux émerveillés par les monuments londoniens illuminés et leurs reflets dans le fleuve, la tête dans les étoiles. L’impression de vivre un rêve éveillé en espérant intimement que ce voyage, tous serrés les uns à côté des autres, dure le plus longtemps possible et ne s’arrête pas.

Après ce voyage mémorable, nous sommes repartis aux véhicules dans les navettes de bus à 2 étages moins remplies que quelques heures auparavant présageant pour certains un retour plus tardif voire même matinal en métro ou en taxi, ce qui arriva… C’est ainsi que se termina la soirée d’ouverture.
En rentrant, je crois me souvenir que nous n’avons pas traîné, le prologue nous attendant le lendemain assez tôt comme toujours lors des contre la montre.
Après un petit déjeuner gargantuesque, (il fallait récupérer des repas « space, hot and spicy » des jours précédents..), nous sommes partis vers le parking caravane.
Le tour allait enfin commencé alors que déjà l’impression d’avoir vécu quelque chose d’énorme était palpable. A présent, tout ce qui viendrait ne serait que du bonus et il y en aurait, je le savais de mes tours précédents. Je partais conquis et heureux comme tout le monde je pense. Ce matin de prologue, sur le parking caravane, se chevauchaient en moi une sensation de plénitude d’une part et une sensation grisante de commencement.

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Partie 4 : The trip to the party

par Martin le 31/08/2007 | 8 h 59 min | Article lu 5 fois

Le périple pour se rendre à la soirée ASO dans Londres fut extrêmement sympathique. En ce qui me concerne, le Tour aurait pu s’arrêter avant même d’avoir commencé qu’il aurait déjà été une grande réussite !
Pour nous rendre dans le club réservé par l’organisation du Tour, tout un système de transport avait été mis en place avec d’abord des navettes de bus londoniens, rouges, à deux étages puis avec des bateaux sur la Tamise. Partis de l’hôtel avec les deux Pick-up Nissan, la structure n’étant pas trop fragile ni trop encombrante. Nous nous sommes rendus sur le Parking de la permanence ASO, placée dans le centre Excel, sorte d’immense centre d’activité et de commerces, adjacent à des centres d’affaires. Là, on a retrouvé les véhicules de la caravane ayant fait comme nous, les véhicules VIP.
A côté, de l’autre côté du chemin menant au grand centre se trouvaient les camions techniques des équipes.

La veille, j’avais pu photographier les prototypes de vélo de chez Astana, les BMC, vélos qui, j’en étais alors convaincu, allaient faire triompher Vino. J’avais aussi pu discuter avec un mécanicien de chez Cofidis des cadres Time que je vois comme la Rolls du cadre. Bizarre que je sois allé vers ces deux équipes comme nous le verrons plus tard, tristement.
Sur ce parking, attendait la navette pour nous emmener au centre de Londres au bord de la Tamise.

L’ambiance qu’il y avait dans ce bus est assez peu descriptible. Tout d’abord, le bus devait être surchargé je crois. Pour ma part, j’étais en vis-à-vis de deux personnes du service course Mavic. Derrière moi, on pouvait trouver des caravaniers de beaucoup d’autres marques, principalement les marques gérées par Maracoudja mais pas uniquement. M’étant installé à l’étage et au fond, évidemment, j’ai profité d’une vue imprenable sur la ville, sur les branches d’arbre arrachées dans les ronds points mal taillés du centre ville. Tout cela sous un magnifique soleil semi-couchant des plus romantiques et complètement inespéré vu le temps moyen qu’il avait fait la veille sur la capitale anglaise à notre arrivée. Après un bon quart d’heure de transport, nous avons quitté le bus pour embarquer sur le bateau sur la Tamise. A première vue, l’engin faisait fort bateau mouche – « fly boat ? » -avec une grande bulle en plexi recouvrant une salle contenant beaucoup de places assises.

Cependant, j’ai de suite repéré à l’arrière du « navire » des places à l’air libre vers lesquelles je me suis rué, convaincant quelques collègues d’en faire de même. Ainsi, j’étais assis face au fleuve « dos à la route ». Je dois avouer que je n’étais pas peu fier de ma place. J’avais l’impression d’être dans un parc d’attraction et de m’être retrouvé dans l’aquasplash – « C’était bien Simon l’aquasplash hein ? » - et d’être en première ligne des éclaboussures. Là, en l’occurrence, le pont sur lequel on était, était trop haut pour qu’on puisse être éclaboussés. Mais le meilleur restait à venir…

Le bateau a démarré projetant des volutes de fumées d’abord blanches puis noires et enfin grises par des énormes tuyaux de chaque côté des deux coques…ça faisait un peu tuyère de Jet-ski, assez particulier pour un bateau de ce calibre. D’un coup, l’image du paisible bateau mouche parisien promenant touristes, personnes âgées ou voyages scolaires a pris un violent coup de jeune à coups de chevaux. Je ne sais pas par quel moteur ni par quelle puissance cet engin était propulsé mais j’ai vraiment été impressionné par la vitesse et par les remous créés à l’arrière du bateau, soit juste là où je me trouvais. « Ça envo(ya)it du gaz » comme j’ai entendu sur le pont.
Le bateau a accéléré et accéléré encore. Je n’ai pas d’idée de la vitesse que nous avons atteinte mais c’était assez surprenant.

Nous sommes passés sous Tower Bridge, le bateau ralentissant comme pour nous permettre de prendre quelques clichés avant de remettre les gaz. Nous avons vu quelques monuments, des musées, une péniche discothèque sur laquelle des jeunes visiblement fortunés, jean classe coupe droite, polo ou chemise blanche très cintrée, petits mocassins marrons, lunettes de soleil style aviateur dans les cheveux, sirotaient du champagne à la bouteille – « Damn ! Où est donc la légendaire classe britannique ? » - sur le pont de la péniche. Nous avons laissé sur place un ex-bâtiment de la Royal Navy transformé en musée pour enfin arriver à destination.
Là, direction Trafalgar Square situé sur la route du Club et théâtre de festivités musicales et culturelles, Tour de France oblige.

La foule était saisissante sans compter le monde habituel d’un vendredi soir dans Londres, occupés à boire et à discuter, devant les pubs, appuyés sur les arbres ou même assis à même le trottoir. Toute cette population très hétéroclite en regard de ce qu’on peut voir en France par exemple je trouve. Des business men visiblement, costard cravate, manches de chemise remontées, des jeunes hommes très « hype », des « monsieur et madame toutlemonde » et enfin, clou du « spectacle », des jeunes filles (femmes ?) au top de la tendance. Les petites jeunes françaises avec leurs jeans slim et leurs ballerines peuvent se rhabiller ! Les londoniennes sont même bien au-delà des high heels, le style n’en est que plus impressionnant d’originalité, de mélange et d’accessoirisation. Oh My God ! J’en ai pris plein les yeux à tous les niveaux, la londonienne n’ayant, de plus, visiblement que faire – « Ah noooon, ah queee neeeniii, queee neeeennniiii… » - d’être très très loin des formes de Kate Moss pour porter les derniers trucs tendance. Impressive. Really…

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Partie 3 : Au pays de sa gracieuse majestée

par Martin le 31/08/2007 | 8 h 59 min | Article lu 4 fois


La conduite à gauche m’avait été présentée comme quelque chose de dur à se mettre en tête. Un ami des parents m’ avait même raconté comment au premier rond-point il avait pris à droite…Je savais donc ce que je ne devais pas faire. A la sortie du ferry, une seule voie. Ouf, pour le moment, on ne peut se tromper ! Puis, une voie rapide montant vers les terres. Une mise en condition on va dire…Puis vint le premier rond point. Ah ah ! La première épreuve ! Je dois avouer que c’est bizarre en effet. Tourner par la gauche à un rond-point. Mais passée la première hésitation, une fois la logique prise, je n’ai plus eu de problème. C’est comme si j’avais été mis sur des rails. Tout étant fait dans la logique de la conduite à gauche, il parait dès lors anormal dans cette logique de rouler à droite, les croisements, les routes n’étant pas étudiées pour.
L’arrivée à Londres, malgré la longueur toute relative du trajet fut donc assez tranquille. Le traffic est tout de même bien présent sur les périphériques londoniens surtout que la route menant à la capitale anglaise était en travaux.

Notre hôtel m’a paru luxueux au premier abord. The travelodge Hotel. « Nice ! How much ? » En fait, il n’était pas mal mais sans plus. C’était sympa, les chambres étaient grandes mais le parking était merdique. Afin de réserver les places pour nos véhicules, la direction de l’hôtel avait placé une chaîne devant la partie réservée du parking. Sauf qu’à chaque fois qu’on entrait ou sortait, en plus de prendre le ticket….côté droit de la voiture….il fallait aller demander à ouvrir la chaîne et donc bloquer l’entrée du parking et la rue car nous avions quatre véhicules, je le rappelle…
Pour sortir, même cinéma sauf qu’il fallait, cette fois-ci, aller faire valider le ticket de l’entrée du parking à la réception de l’hôtel en plus d’avoir enlevé la chaîne pour sortir. J’ai vite demandé un multipass – « Leeloo Dallas Multipass ! » - pour passer outre ce système car au bout de 2 fois à devoir arriver, mettre le frein à main, descendre, choper le ticket, remonter, enlever le frein à main, faire 5 mètres dans le parking, s’arrêter, aller demander pour ouvrir la chaîne etc. j’en ai vite eu marre.
Avec tout ceci, l’hôtel n’avait pas la climatisation et il faisait assez lourd dans Londres les jours de notre escapade britannique. Donc au final, bilan pour cet hôtel : bien mais pas top.
L’hôtel était situé dans le nouveau quartier des affaires de Londres, près des Docks. C’était très moderne et très très propre comme quartier, vraiment l’image de la ville anglo-saxonne que j’avais avant d’y aller.

Côté nourriture, tout le monde m’avait parlé des gelées, des trucs assez gore tout flasques. Je n’en ai pas vus. Par contre, ce que nous avons mangé pendant notre séjour à cet hôtel était assez…comment dire ??….Surprenant et très « Hot and Spicy ». A Compiègne, je pense que ma langue s’en souvenait encore. Pour le repas du soir, des beignets d’oignons, des tortillas épicés (of course !), des pâtes accompagnées d’une sauce type tomate pour la couleur mais au goût peu descriptible tant ça arrachait littéralement la bouche, de la salade avec des condiments de nature indéterminée dedans. Je pense à du poulet, du jambon…mais ce ne sont que des suppositions. A ma table, personne ne se souciait visiblement de ce que ces choses pouvaient être. Je suis passé pour quelqu’un de bizarre à chercher ce que pouvaient être ces aliments non identifiés. Et enfin, une sorte de nem, beignet très gras, composé en son sein d’une mixture très épicée, là encore, faite avec des résidus de légumes tels que des bouts de maïs, des morceaux de poivrons. Surprising !
Niveau petit déj’, là par contre, c’était royal. Le petit dej anglais traditionnel avec les œufs brouillés, le bacon, les toats et le petit déj traditionnel normal, c’est-à-dire avec du pain, des croissants, de la confiture de différents fruits.

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Partie 2 : La traversée

par Martin le 31/08/2007 | 8 h 58 min | Article lu 76 fois

Le lendemain, la traversée de la manche nous attendait. Après une nuit bien méritée dans un Etap Hôtel, chaine d’hôtels la plus luxueuse de ceux que nous allions avoir tout au long du tour, au réveil, miracle, la brume humide et fraîche de la veille avait laissé place à un ciel bleu à peine nuageux et à grand soleil.

Seule ombre au tableau, un très fort vent était là pour nous rappeler que nous étions dans le Pas-de-Calais mais aussi au bord de la mer. Milieu de matinée, nous voilà partis vers le port de Calais pour embarquer. SeaFrance, partenaire officiel du Tour transportait tout le beau monde de la caravane dans ses jolis navires. Quelle joie de prendre la mer ! Il n’y a pas à dire, c’est bien plus fun que de prendre le Tunnel !

Nous voilà donc partis sur le bateau, parmi les derniers embarqués car à l’avance et donc dans le bateau précédent celui que nous devions prendre. Et qui dit dernier à embarquer dit premier à débarquer. Mais ça nous n’allions le découvrir qu’à notre arrivée en Angleterre, c’était la surprise du chef, the chief surprise…. La mer était relativement calme. Quelques remous certes mais rien de trop gênant. Du vent comme il peut y en avoir dans le détroit de la Manche et du soleil juste ce qu’il faut pour supporter de rester dehors prendre l’air.

Une des hôtesses et moi-même connaissant la côte d’Opale, nous étions devenus le temps de la traversée des guides touristiques pour le reste de l’équipe. « Alors, là c’est Wissant, une plage pour les planchistes, les Kite-surfers… », « Plus loin, vous voyez, c’est le Cap Blanc-nez, c’est là-dessous que passe le tunnel sous la manche, le deuxième cap, c’est le Gris-nez… »
Du pont arrière, nous pouvions observer les trainées blanches laissées par le navire ou par les ponts latéraux. Nous sommes restés longtemps à profiter de la vue magnifique comme bercés par l’écume et la vision de la côte française d’éloignant à mesure que la côte anglaise se rapprochait.

Chaque endroit du pont nous plongeait dans le vent et les odeurs maritimes. Au loin, on apercevait les côtes anglaises de plus en plus grandes, de plus en plus présentes, de plus en plus proches. Enfin, nous y arrivions. Le royaume de sa gracieuse majesté allait nous voir débarquer, nous les caravaniers du Tour de France.

La traversée dura plus d’une heure, 1h30 je pense, chargement et déchargement compris. Ça a vraiment été très agréable. De plus, ça a été l’occasion de poursuivre les présentations dans l’équipe autour d’un verre payé par notre chef caravane. A l’intérieur, nous avons pu voir ce que le roulis veut dire…et prendre quelques photos rigolotes.
Cette traversée était déjà une belle réussite. Souder l’équipe, faire connaissance, passer du bon temps au grand air et tout cela en se faisant transporté vers le pays d’accueil du départ du Tour 2007, l’Angleterre.

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Partie 1 : Prologue

par Martin le 31/08/2007 | 8 h 56 min | Article lu 6 fois

Tout commença le mercredi 4 juillet. Rendez-vous avait été fixé pour le rassemblement de tout le personnel engagé sur le Tour par la société Maracoudja en gare RER de Bussy St Georges à 9h. En bon petit employé, j’avais donc pris le train à 7h en gare de Lille pour me rendre à Paris gare du Nord.
Chacun était parti de chez lui tôt ou même la veille pour certains afin d’être là à l’heure. Pourtant, d’expérience, je me doutais que cet horaire allait être retardé par la force des choses… C’est ce qui arriva… Les navettes destinées à emmener les bagages et les personnes au dépôt des véhicules ne commencèrent à arriver que 40 minutes plus tard. Mais pour ma part, ce temps ne fut pas trop long et ce malgré le froid pinçant car beaucoup de personnes des années précédentes étaient déjà là. Les retrouvailles permirent de faire passer le temps et de redécouvrir avec qui on allait passer ces 3 semaines de Tour, d’échanger sur ce qu’on faisait depuis l’année dernière.

Les navettes arrivées, on partit enfin vers le dépôt et on découvrit les véhicules décorés, stickés. En ce qui me concerne, je fus surpris et content.

Un Nissan Navara flambant neuf, 176CV DCi, boîte 6 vitesses, 2 ou 4 roues motrices, climatisation, autoradio 6 CD, la fête ! ça me changeait de ma Jeep Wrangler essence, surélevée, montée en pneus 22’’ de franchissement, surchargée comme pas permis, sans toit et en manque de couple que j’avais l’année précédente ! Tout de suite, j’ai compris qu’à moins d’une erreur de ma part, j’allais ramener le véhicule sans encombre à Paris. Soulagement !

Tous les membres de l’équipe présents, d’autres n’arrivant que plus tard, partirent à Aubervilliers chercher les 2 autres véhicules de la caravane RMC, des Toyota Ilux surmontés, pour l’un, d’un porte-voix géant et pour l’autre d’un poste de radio géant. Là, il y allait y avoir du sport…et je parlais en connaissance de cause.

A Aubervilliers, Nicolas, le gérant de la société Maracoudja nous invita à déjeuner dans un café-brasserie. Puis ce fut l’attente. La longue attente, très longue….

Devant rallier Calais pour y dormir le soir, nous avons en effet du attendre le responsable de RMC qui devait nous briefer sur la radio, les objectifs du Tour etc., la traditionnelle réunion d’avant Tour, importante car quoi de plus improbable que de travailler pour quelqu’un qu’on ne connaît pas. Le briefing fut terminé vers 16h30 ou 17h. Entre temps, nous avions chargé les bagages de tout le monde dans le camion de Lucien, responsable du transport des sacs d’un hôtel à l’autre pendant le Tour.

La route fut longue comme elle peut l’être en quittant Paris à 17h un jour de semaine….

Pour l’un des chauffeurs dont je tairai le nom ;), ce fut la découverte après 3km d’autoroute du frein à main à la station essence… :D


Nous sommes arrivés à Calais tard, dans les 22h-22h30 il me semble en roulant à 80km/h…ayant tous des structures à préserver sur nos toits. Je passerai sur le bœuf bourguignon particulièrement dégueulasse servi dans la brasserie du centre commercial de Calais avec des frites surgelées et des haricots verts, de loin la seule chose mangeable ce soir-là à mon humble avis.

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Un mois en France et alentour - Partie 1 : Prologue

par Martin le 13/08/2007 | 22 h 32 min | Article lu 21 fois

Tout commença le mercredi 4 juillet. Rendez-vous avait été fixé pour le rassemblement de tout le personnel engagé sur le Tour par la société Maracoudja en gare RER de Bussy St Georges à 9h. En bon petit employé, j’avais donc pris le train à 7h en gare de Lille pour me rendre à Paris gare du Nord.
Chacun était parti de chez lui tôt ou même la veille pour certains afin d’être là à l’heure. Pourtant, d’expérience, je me doutais que cet horaire allait être retardé par la force des choses… C’est ce qui arriva… Les navettes destinées à emmener les bagages et les personnes au dépôt des véhicules ne commencèrent à arriver que 40 minutes plus tard. Mais pour ma part, ce temps ne fut pas trop long et ce malgré le froid pinçant car beaucoup de personnes des années précédentes étaient déjà là. Les retrouvailles permirent de faire passer le temps et de redécouvrir avec qui on allait passer ces 3 semaines de Tour, d’échanger sur ce qu’on faisait depuis l’année dernière.

Les navettes arrivées, on partit enfin vers le dépôt et on découvrit les véhicules décorés, stickés. En ce qui me concerne, je fus surpris et content.

Un Nissan Navara flambant neuf, 176CV DCi, boîte 6 vitesses, 2 ou 4 roues motrices, climatisation, autoradio 6 CD, la fête ! ça me changeait de ma Jeep Wrangler essence, surélevée, montée en pneus 22’’ de franchissement, surchargée comme pas permis, sans toit et en manque de couple que j’avais l’année précédente ! Tout de suite, j’ai compris qu’à moins d’une erreur de ma part, j’allais ramener le véhicule sans encombre à Paris. Soulagement !

Tous les membres de l’équipe présents, d’autres n’arrivant que plus tard, partirent à Aubervilliers chercher les 2 autres véhicules de la caravane RMC, des Toyota Ilux surmontés, pour l’un, d’un porte-voix géant et pour l’autre d’un poste de radio géant. Là, il y allait y avoir du sport…et je parlais en connaissance de cause.

A Aubervilliers, Nicolas, le gérant de la société Maracoudja nous invita à déjeuner dans un café-brasserie. Puis ce fut l’attente. La longue attente, très longue….

Devant rallier Calais pour y dormir le soir, nous avons en effet du attendre le responsable de RMC qui devait nous briefer sur la radio, les objectifs du Tour etc., la traditionnelle réunion d’avant Tour, importante car quoi de plus improbable que de travailler pour quelqu’un qu’on ne connaît pas. Le briefing fut terminé vers 16h30 ou 17h. Entre temps, nous avions chargé les bagages de tout le monde dans le camion de Lucien, responsable du transport des sacs d’un hôtel à l’autre pendant le Tour.

La route fut longue comme elle peut l’être en quittant Paris à 17h un jour de semaine….

Pour l’un des chauffeurs dont je tairai le nom ;), ce fut la découverte après 3km d’autoroute du frein à main à la station essence… :D

Nous sommes arrivés à Calais tard, dans les 22h-22h30 il me semble en roulant à 80km/h…ayant tous des structures à préserver sur nos toits. Je passerai sur le bœuf bourguignon particulièrement dégueulasse servi dans la brasserie du centre commercial de Calais avec des frites surgelées et des haricots verts, de loin la seule chose mangeable ce soir-là à mon humble avis.

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