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Partie 17 : Deuxième étape de montagne…

par Martin le 28/01/2008 | 17 h 11 min | Article lu 7 fois

Le départ du Grand-Bornand était très attendu dans l’équipe et je pense dans la caravane après le fiasco de la veille. En effet, comment ruiner la journée pleine de couleurs et d’émotions des caravaniers si ce n’est en les laissant cuire au soleil et poireauter sur une route sans rien à faire et complètement crevés après une journée dans la chaleur ? Le départ a été salvateur. Rapidement, l’arrivée était très attendue.

Tignes avec la montée mythique était très attendue. Le barrage avec la tête de géant mythologique ! L’étendue d’eau entourée de montagnes, le tout sous le soleil…
Au niveau de l’étape, celle-ci fut assez particulière car toutes les difficultés étaient concentrées vers la fin et que tous, nous attendions l’arrivée avec impatience.
En effet, contrairement à ce qui est légion dans les Alpes, les dernières difficultés de l’étape se sont enchainées sans aucun répit entre les ascensions. Habituellement, c’est plutôt dans les Pyrénées que l’on retrouve ce genre de configuration d’étape de montagne, les Alpes étant plus propices aux kilomètres dans les vallées entre les cols.

Avant d’entamer la montée vers Tignes, dans la descente de l’avant dernière difficulté de la journée, un feu de broussailles nous a été signalé par radio caravane. Il était décrit comme petit mais on nous demandait clairement de ralentir mais aussi de bloquer notre respiration en passant au travers et de nous masquer les yeux ! Un comble. Arrivés à proximité, nous avons pu constater que les conseils étaient judicieux. Ce feu n’était pas très important mais avec le fort vent, la fumée dégagée était assez impressionnante et passer au travers d’un mur de fumée dans une descente de montagne provoque une sensation assez particulière.

La configuration de course nous a fait progresser de manière rapide dans la montée finale, nous n’avons eu à effectuer que deux ou trois démarrages en côte, ce qui est peu pour une arrivée en altitude. Un de nos véhicules s’est retrouvé poursuivi par un supporter de l’OGC Nice apparemment mécontent de ce que disaient certains commentateurs de la radio sur son équipe de football. Avec son drapeau, il nous a suivis en courant à côté des véhicules pendant une cinquantaine de mètres dans la montée en criant « RMC anti-niçois ! ».
Il n’était pas méchant mais tout de même relativement dangereux car comme tous ceux qui courent à côté des voitures et des coureurs en montagne, il ne regardait pas devant lui et le véhicule a du effectuer une ou deux corrections de trajectoires qui sans être faites auraient pu mettre en danger le supporter ou d’autres spectateurs.
A part cette personne d’ailleurs, personne n’avait eu de comportement dangereux sur la route ce jour-là.

L’arrivée sur Tignes a été très sympa. Je n’étais jamais monté tout en haut de Tignes et c’est vraiment très joli. Le jour de passage du Tour, le temps était vraiment magnifique. Et ça tombait bien, nous étions bloqués en haut en attendant l’arrivée et la descente des coureurs. L’espoir fait qu’on imagine toujours que le lendemain se révèle meilleur ou moins mauvais que la veille. Etre bloqué en haut était donc sympa car cela irait forcément mieux que la veille au niveau de l’évacuation…

C’est donc le cœur léger que nous sommes partis nous détendre sur la ligne d’arrivée, chercher des bidons aux bus des équipes, prendre le soleil et regarder le magnifique paysage encaissé que la station nous offrait.

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Partie 16 : Retour sur soirée mémorable 2/2

par Martin le 24/01/2008 | 21 h 33 min | Article lu 7 fois

La suite du repas nous réservait une surprise gustative de choix. Le plat principal était un morceau de volaille. Je suis bien incapable de vous dire de quel animal il s’agissait. Je dirais du poulet par défaut car ça en avait la forme mais le goût n’y était pas. Cette pièce de viande était en réalité en partie évidée et l’espace avait été comblé par une garniture qui accompagnait également le plat. Cette garniture très appétissante se composait de riz, très cuit, très collant et assez sombre, de petits pois, de morceaux de légumes indéterminés, de carottes et de champignons. Le tout donnait un aspect vraiment repoussant à l’assiette.

En plus de la composition, la présentation très rudimentaire ne mettait pas en valeur le plat. A vrai dire, ayant aperçu dans la cuisine une des cuisinières m’ayant rappelé des scènes de cantine de mon enfance, j’imaginais assez bien comment les plats avaient du être servis. Avec une grosse louche, de manière robotique et sans ménagement. Il ne manquait plus que le bruit de la mixture infâme se détachant difficilement de la louche pour parfaire l’image de l’employée de cantine de mon enfance.

Je n’ai presque pas mangé de ce très bon repas. J’attendais le dessert avec impatience et je n’ai vraiment pas été déçu, c’était une pâtisserie industrielle à base de crème de beurre colorée et alcoolisée. Bref, je n’y ai presque pas touché non plus. El gros point positif de ce repas magistral est que nous avons vraiment bien ri. J’ai même eu un fou rire impressionnant en voyant arriver le plat et en découvrant la mixture très peu ragoutante dans l’assiette et dans le poulet. C’est comme si une partie de la volaille avait été mixée et remise dans la mixture… Un bon souvenir en tout cas ! Je n’oublierai pas de sitôt le repas pris au foyer rural !

Avec tout ça, il n’était pas loin de l’heure du feu d’artifice prévu à Mâcon. Nous avons donc décidé de repartir vers l’hôtel car la route du retour passait par l’endroit d’où allait être tiré le feu d’artifice de Mâcon. On a ainsi délaissé la place du village du foyer rural. Dix ou quinze véhicules de la caravane publicitaire sur le seul parking 10 places du village, les villageois n’en avaient certainement jamais vu autant d’animation pour un seul soir. La route du retour a été encore plus délicate que celle de l’aller, le noir renforçant la difficulté de circulation sur ces routes étroites et maintenant noires.

A un kilomètre ou deux des bords de la Saône, cela commençait à bouchonner très fortement. Nous avons poursuivi et sommes allés nous placer juste devant le pas de tir du feu d’artifice. Sur la route qui longeait la Saône. C’était à vrai dire un peu osé. Venir placer les véhicules sur la route, les arrêter et attendre le tir du feu d’artifice.

Ensuite, nous sommes tous passés dans les bennes des Pickup et avons regardé idéalement ce feu d’artifice. Je n’avais été aussi bien placé pour regarder un feu d’artifice. Je l’ai trouvé particulièrement beau car je pense que je n’imaginais pas en voir un si beau dans cette ville et surtout le voir d’aussi près.

Dès les lumières communales rallumées, nous sommes repartis, entre les badauds marchant partout autour de nous. Nous n’avions qu’une peur, c’était que quelqu’un ne griffe un des véhicules, n’ouvre un carton car nous étions presque les seuls véhicules motorisés à traverser le pont pour repartir vers l’hôtel. Pour venir, nous avions dû discuter avec les policiers pour passer les barrages, la ville étant entièrement rendue piétonne pour la soirée. Comme quoi, un véhicule décoré et une accréditation sur le pare-brise, ça fait son effet ;). Le retour a l’hôtel a été des plus tranquilles, la ville entièrement offerte à nous…

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Partie 15 : Retour sur une soirée mémorable 1/2

par Martin le 12/01/2008 | 18 h 01 min | Article lu 3 fois

Tous les soirs sur le Tour sont des grands moments. Il se passe toujours quelque chose le soir chez les caravaniers. Soit au restaurant, soit à l’hôtel, sur le parking ou dans les chambres…

Le soir qui nous intéresse était le soir du 13 juillet. Le retour avait été marqué par un magnifique effet GPS. En effet, nous devions nous rendre à l’hôtel Formule 1 (Un article sur cette chaîne d’hôtels magnifiques est en cours de rédaction tant le Tour s’est trouvé marqué par ces hôtels si particuliers, tous semblables et pourtant parfois si différents..) sur la zone du péage menant à Mâcon. Le GPS du chef caravane ( je pense qu’il s’appelait Thomas qq chose vu le surnom qu’on lui donnait…je ne me souviens plus trop ) nous emmena droit dans le centre de Mâcon. Quoi de plus normal qu’une sortie d’autoroute en plein centre-ville ? Finalement, après que son GPS lui ait demandé de faire demi-tour deux fois en 100m, indiquant de ce fait notre hôtel en plein milieu de nulle part, sur une route de campagne en sortie de Mâcon, nous avons rebranché le cerveau et pris la direction de la sortie de la ville pour rejoindre l’autoroute et enfin trouver le Formule 1 du soir.

Après le traditionnel plein de goodies et de carburant, nous sommes allés découvrir la magnifique chambre et nous doucher afin de partir manger. Le road-book indiquait « Le chaudron, salle du foyer rural » dans un village pas trop loin de Mâcon. Donc une image très « terroir populaire » se laissait présager. Les routes menant au village commençaient à confirmer cette première impression avec des bas-côtés non stabilisés et une largeur de chaussée praticable très étroite. Ce qui est bien, c’est qu’il n’y avait personne sur cette route. Donc, on pouvait rouler à notre guise, sans pour autant occuper toute la largeur de ce qui servait de bitume. Après moults virages et intersections, un vrai jeu de piste, pour qui comme moi n’avait pas de GPS ou de cartes précise, nous arrivâmes enfin sur la place du village et découvrîmes la salle du foyer rural. Ni plus ni moins qu’une salle communale qui devait servir pour le conseil pour le bal annule des ainés comme pour la fête de l’école si ce village en comportait une. Une salle fraîche, seul point positif je pense car ça sentait vraiment le renfermé.

Pour vous décrire la salle, il y avait sur au milieu des tables dans la longueur, trois ou quatre rangées. Tout au bout une scène. Celle-ci était d’une tristesse ! Elle semblait bien décrépie et cela malgré le noir dans lequel elle était plongée. Sur le côté gauche de la salle, on pouvait distinguer un bar ainsi qu’une porte qui menait vers ce qui servait de cuisine. Une pièce éclairée par des néons blancs. Une sorte de vieille cantine. Près du bar, on pouvait voir quelques autochtones accoudés. A vrai dire, on se serait crus dans un épisode de Groland tant ces personnes étaient des clichés des villageois typiques des petits villages de France.

Sur les tables, on pouvait trouver l’entrée du repas qui s’annonçait fabuleux s’il était à l’image du couvert, un ensemble jetable : gobelet en plastique, assiette en carton, fourchette, couteau et cuillère de cantine, usés, fanés et tordus. Parsemés sur les tables, des pichets de vin rosé et de vin rouge. Dans l’assiette, des demi-melons au porto.

Comme chaque soir, le rosé venait arroser le repas. Presque tous les soirs cette boisson était de la partie tant et si bien qu’on pouvait à force établir un classement et comparer. Certes, nous n’avons jamais de grands crus, je vous rassure tout de suite mais même dans le bas de gamme, il est facile de se faire un classement du pire au meilleur. Et le rosé de ce soir-là a été de loin le pire de tout le Tour de France ! Donc pour les amateurs. Une robe assez foncée bizarrement, dans un gobelet en plastique translucide strié. Une entrée en bouche pétillante…libérant des arômes très creux et forts alcoolisés. L’arrière goût lui aussi très alcoolisé était tout de même assez fruité mais pas assez pour sauver les meubles du désastre de l’entrée en bouche ! Le rosé a donc rejoint le porto dans le verre poubelle de table, personne ou presque ne désirant boire l’intérieur des melons.

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